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Questions...

Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /2007 09:45
Là, pour le coup, c'est vraiment un coup de gueule...
Je le savais déjà, mais depuis la précédente élection législative on n'en avait pas reparlé et je m'étais endormi dessus... Ce n'est que récemment, en voyant fleurir sur les innombrables panneaux électoraux des affiches rudimentaires (un simple tract) de partis aux noms improbables, que je me suis souvenu que l'élection législative servait de base au financement des partis. Et que le système était tellement facile à contourner, que pratiquement n'importe quelle association, pas forcément politique, pouvait s'assurer par ce biais un financement annuel conséquent.
Le principe
La loi  du 11 mars 1988  est la première législation d'ensemble sur le financement des partis, et elle a connu des modifications successives jusqu'à la loi n° 2000-493 du 6 juin 2000 qui institue l'égalité d'accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives, et fixe les modalités de versement de la première fraction de l'aide publique attribuée aux partis politiques en fonction  des résultats aux élections législatives, et de la deuxième fraction en fonction des sièges obtenus ou ralliés.

Le dispositif en résumé:
Pour ouvrir droit à l'aide publique, un parti politique doit obtenir au moins 1% des suffrages dans au moins 50 circonscriptions de métropole ou 1 seule circonscription d'outre-mer. Cela lui assure ainsi un revenu annuel de 1,63 par voix obtenue, au titre de la première fraction.

La seconde fraction est attribuée aux partis déjà éligibles à la première fraction et est calculée sur la base du nombre d'élus ayant obtenu un siège au Sénat ou à l'Assemblée nationale qui se réclament d'un parti politique. Pour chaque élu rattaché à un parti, ce dernier perçoit une subvention annuelle de 44 394,03 € par élu. A noter qu'il n'est pas utile d'avoir adhéré à ce parti pour qu'il bénéficie de la subvention, mais simplement de se déclarer au Bureau de l'Assemblée pour un an...
On comprend aussitôt les moyens de détourner le sens de cette loi et tout d'abord que cela rend inévitable le ralliement des "non-inscrits" qui seraient bien mal inspirés de ne pas faire bénéficier de leur subvention un parti qui leur leur rendra d'une façon ou d'une autre, y compris à titre personnel en prélevant au passage sa petite "commission".
"Non-inscrit", mon oeil ! Le soutien d'un parti se négocie: 44 394,03 euros le bout, moins les frais ;-)
On comprend aussi qu'il suffit à n'importe quel illuminé de créer une association présentant les caractéristiques d'un parti politique, de présenter un candidat dans une circonscription d'outre-mer où pour des raisons savamment organisées il pourra recueillir 1% des sufrages, ce qui est peu.
Dès lors, la première fraction de financement, même modeste, lui est acquise.
On ne sera pas surpris de lire sur le site web du Sénat : "La loi du 11 mars 1988 modifiée a paradoxalement contribué à l'inflation des candidatures aux élections législatives.
Ainsi, 2.828 candidats étaient présents au premier tour des élections de 1988 mais 8.444 à celles de 2002.
En 2002, le montant total de l'aide publique aux partis et groupements politiques a atteint 80 millions d'euros.
Les modalités de répartition actuelles de la première fraction de l'aide publique aux partis politiques ont encouragé les candidatures «d'aubaine» qui ne se présentent devant les électeurs que dans le but d'obtenir une part de ce financement.
Comme le soulignait la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques dans son rapport de 1996-1997, en définitive, une des critiques les plus sérieuses qu'appelle la réglementation actuelle est de susciter la prolifération de groupements dépourvus de finalités, sans utilité pour la vie politique, et qui ne poursuivent le plus souvent que l'intérêt de leurs fondateurs"

Bon! Il suffisait déjà de le savoir... c'est bien.
Alors on fait quoi maintenant?
Déjà, ce serait bien que sachant cela, les électeurs cessent de voter pour les candidats fantaisistes avec pour seul effet de risquer de leur attribuer une rente. Ensuite, il serait opportun de modifier la loi de financement des partis, non?

Mais curieusement, personne n'en parle.
 
 
Par Paco Alambron - Publié dans : A coeur et à cris
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Samedi 26 mai 2007 6 26 /05 /2007 19:42
Comme d'habitude, dans notre pays, lorsqu'une loi est promulguée, la dernière chose qui nous vient à l'esprit, c'est de l'appliquer! Bon, j'exagère un petit peu. Mais tellement peu! Prenons un exemple : le lundi de pentecôte.

Pentecôte (du grec πεντηκοστή (ἡμέρα) pentêkostê (hêmera) « cinquantième jour », de πεντήκοντα pentêkonta, « cinquante », est une fête chrétienne qui commémore la descente du Saint-Esprit sur les disciples. (Source Wikipédia)

Tout commence à l'été 2003 avec une canicule qui entraînera la mort d'environ 15 000 personnes en 2 semaines. Le gouvernement de l'époque (Raffarin) prend la décision de faire du lundi de Pentecôte une journée de travail non payée appelée Journée de solidarité envers les personnes âgées.  L'employeur s'acquitte auprès de l'Etat de l'équivalent d'une journée de travail (0,30 % du salaire brut au titre des charges patronales), et les salariés participent à l'effort en effectuant de fait cette journée de travail sans rémunération supplémentaire. Cela rapporte à l'Etat  2 milliards d'euros par an. Cependant, ces résultats chiffrés ou estimés prêtent à discussion, ce qui n'est pas le cas de leur emploi dont on ne parle absolument pas.
En effet, une partie des revenus de cette journée était destinée à financer les actions en faveur des personnes âgées, notamment la prévention des risques liés à une nouvelle canicule. Etant donné que cela n'a pas été le cas, on ignore complètement quel a été l'emploi de ces fonds, et personne n'a jugé véritablement utile de nous en informer. (On se rappelle de la vignette automobile, qui a l'origine était destinée au même usage, très précisément. Avant sa suppression, elle ne servait plus depuis bien longtemps à améliorer la vie des personnes agées.)
Le lundi de Pentecôte est suggéré de façon symbolique, mais la journée supplémentaire peut être répartie dans l'année ou être faite un autre jour. D'ailleurs, il règne dans notre pays la plus grande confusion sur le sens des jours fériés.
En France, les jours fériés sont légalement définis par le code du travail, article L222-1  et au nombre de 11. Le 1er janvier (Jour de l'an), a date variable  le lundi de Pâques (le 9 avril pour 2007 et le 24 mars pour 2008), le 1er mai (Fête du Travail), le 8 mai (Victoire 1945), à date variable , le jeudi de l'Ascension (le 17 mai pour 2007 et le 1er mai pour 2008), à date variable , le lundi de Pentecôte (le 28 mai pour 2007 et le 12 mai pour 2008), le 14 juillet (Fête nationale française), le 15 août (Assomption), le 1er novembre (La Toussaint), le 11 novembre (Armistice 1918), et le 25 décembre (Noël).
Comme on le voit, le lundi de Pentecôte est toujours férié. La seule différence  est qu'il ne devrait plus être chômé. Mais ce n'était déjà pas le cas auparavant ! La Fête du Travail est en réalité le seul jour férié obligatoirement chômé (article L222-5 du Code du Travail) et payé (article L222-6 du Code du Travail). Les autres jours fériés ne sont pas obligatoirement chômés, sauf dispositions contraires des conventions collectives applicables dans les entreprises. Ainsi, en tout état de cause, à l'exception du premier mai, tous les fériés pourraient théoriquement être travaillés!
Théoriquement, l'esprit de cette loi n'est pas discutable. Un effort de solidarité est décidé, la charge en pèse sur l'ensemble des salariés (en principe) auxquels un effort est demandé et comme d'habitude, la collecte est effectuée par les entreprises qui sont supposées y trouver un avantage. Sauf qu'en pratique les choses sont bien différentes. Le prélèvement de 0,3% ne concerne pas la fonction publique, d'Etat ou Territoriale. Dans ces conditions, on imagine bien que la force publique ne va pas prendre le risque de courroucer les 5,7 millions d'agents de la fonction publique (toutes administrations confondues) en leur demandant de renoncer à une journée de "repos", fût-ce au profit d'une juste cause.
Qu'en est-il alors en réalité? A l'instar de la question des retraites, cette mesure divise encore le pays en deux, et une fois de plus établit plus ou moins une différence entre le public et le privé. L'entreprise privée est grevée d'un prélèvement nouveau (encore un!) en échange du droit d'exiger de ses salariés une journée de travail supplémentaire. Ce serait à première vue équitable.
Cependant, la loi n'imposant à personne de travailler ce jour là, elle finit par empêcher pratiquement tout le monde de le faire. Nous sommes tous dépendants les uns des autres. Comment peut-on imaginer que les compagnie de transport travaillent alors que leurs camions n'ont pas le droit de circuler ? que les salariés se rendent à leur travail sans transports en communs ? pendant que leurs enfants ne sont accueillis ni à l'école, ni dans les structures de la petite enfance ? que le courrier n'est pas distribué ? que les administrations sont fermées ?...



Cette journée est un échec,
et une fois de plus, la charge financière pèse sur les seules entreprises, sans réelle contrepartie. La question n'est pas ailleurs !
Ce qu'il aurait fallu faire, c'est supprimer effectivement ce jour férié. Dans ces conditions, il aurait été travaillé normalement par tout le monde au même titre qu'un autre lundi. Mais cela aurait mécontenté les autorité religieuses, qui supportent très bien qu'un pays laïc consacre 7 de ses 11 jours fériés, donc commémoratifs, à des fêtes religieuses Chrétiennes.
Le statu-quo existant fait l'affaire des pouvoirs publics: une nouvelle taxe a été imposée aux entreprises, sans imposer de réelle contrainte au salariés (au citoyens devrais-je écrire), sans mécontenter l'opinion. D'ici quelques années on n'en parlera plus, le lundi de Pentecôte sera à nouveau chômé comme il l'a toujours été et les 2 milliards d'euros momentanément affectés à la protection des personnes âgées retourneront au pot commun.
Ainsi va la vie.
 
Par Paco Alambron - Publié dans : A coeur et à cris
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Vendredi 25 mai 2007 5 25 /05 /2007 07:44
Il n'y aura pas d'amnistie présidentielle pour les infractions routières ! Nicolas Sarkozy a tenu sa parole. Certes, la mesure n'est pas pouplaire, mais l'argument évoqué est indicutable!

"Le président a toujours considéré qu'il n'était pas moralement juste de décider de ne pas appliquer la loi : la loi doit s'appliquer de la même façon pour tous. Il ne doit donc pas y avoir de différence de traitement par la puissance publique entre un délit commis en mai 2007 et un délit commis en mai 2006 ou à toute autre date. C'est une question de principe : la loi est la même pour tous les citoyens de la République française." 

C’est le général De Gaulle qui avait inauguré l’amnistie présidentielle, après son élection en 1958. Le principe etait simple: la prise de fonction d’un nouveau président était l’occasion d’annuler certaines condamnations prononcées suite à des infractions commises dans les 6 ou 12 derniers mois, notamment au code de la route.
Je m'étais toujours étonné de l’interférence entre cette initiative présidentielle et le pouvoir des magistrats!
Aucun des présidents de la Ve République n’avait osé laisser tomber cette coutume en désuétude. Toutefois, le champ d’application des lois d’amnistie avait été, au fil des mandats, considérablement réduit. La loi d'amnistie adoptée en juillet 2002 après la réélection de Jacques Chirac avait été très restrictive.

Un décret d'amnistie est également pris par le Président à l'occasion du 14 juillet. Il y a tout lieu d'imaginer que celui-ci sera également supprimé par Sarkozy.
Bien entendu, au cas par cas, ces mesures d'amnistie étaient l'occasion de corriger certaines erreurs, de désengorger le système judiciaire et le système carcéral, mais au prix de nombreuses récidives.
Je n'ai jamais bénéficié d'aucune de ces mesures, et j'ai par conséquent du mal à regretter ces dispositions, ou du moins, je ne trouve aucun argument recevable en faveur de leur maintien.
Espérons seulement que le Président affichera la même rigueur concernant les diverses condamnations dont pourraient faire l'objet les politiques.
Car il a bien raison: la loi est la même pour tous les citoyens de la République française.
Et cela concerne bien entendu les élus!
 
Par Paco Alambron - Publié dans : Les feux de l'actu
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Mercredi 23 mai 2007 3 23 /05 /2007 17:39
Tout le monde a déjà commenté ce fameux cliché et je crains de ne pas avoir grand chose de nouveau à ajouter. Pourtant, je la trouve tellement ratée à tous points de vue que je ne peux pas m'empêcher d'ajouter mon grain de sel.
Cette photo ira bientôt orner les mairies et autres édifices publics. Ce n'est pas une obligation légale, mais une tradition bien ancrée. Elle est donc destinée à une très large diffusion et c'est à ce titre qu'il est bien dommage qu'elle soit aussi médiocre. Car médiocre, elle l'est sans nul doute. Pratiquement tous les commentaires lus ça et là sur la blogosphère sont unanimes!
C'est le photographe Philippe Warrin, de l'agence Sipa, plus connu pour ses photos "people" (Loana, Grégory Lemarchal, Jenifer Bartoli) qui a été chargé de cette réalisation. Le choix est évidemment très curieux. Servi par une technique que certains jugent approximative (horizons penchés, cadrages improbables, éclairages baclés), il adopte généralement un parti-pris de sensualité très souvent teinté de vulgarité. Aux antipodes de la mission qui lui est confié et pour laquelle il semble n'avoir aucune expérience!

Voyons donc un peu cette photo.

Le cadrage vertical est curieux. Alors que les précédents Présidents occupaient toute la hauteur du cliché, celui-ci est "tassé" vers le bas, écrasé par les rayons de cette bibliothèque monumentale. Le léger effet de contre-plongée ne suffit même pas à donner au Président une stature imposante, les éléments du décors étant également magnifiés par cet effet.
Le choix d'un éclairage dur, très coloré et centré sur le sujet laisse les coins de la photo dans l'ombre. Même si le sujet (le Président et les drapeaux) bénéficie visiblement du "rond" de lumière central, l'obscurité des coins est presque oppressante et donne une curieuse impression de vétusté à l'ensemble du cliché.

Le cadrage horizontal n'est pas plus convainquant.
Sarkozy n'occupe pas vraiment le centre de la photo, mais il n'est pas non plus disposé de façon symétrique par rapport aux drapeaux (ce qui aurait été une autre erreur!). Le centre du cliché est donc occupé de façon assez disgracieuse par ce livre curieux, disposé de face contrairement à tous les autres (pour attirer le regard vers le visage du Président aux dires du photographe).
La dorure mystérieuse qui décore ce plat de couverture a plutôt l'effet contraire, et distrait l'attention. D'ailleurs, l'ombre suspecte de l'étagère placée au dessus de cet ouvrage laisse croire à un trucage maladroitement réalisé.
Il résulte de ces deux cadrages défectueux une impression de distance et d'écrasement, comme si le Président n'était pas à la hauteur du décor devant lequel il pose.

Les drapeaux. Leur présence est incongrue. Peu importe le choix de faire figurer le drapeau Européen sur un des symboles de la République Française.
C'est d'ailleurs, toujours selon les déclarations du photographe un choix auquel Nicolas Sarkozy n'aurait pas pris part, ce qui lui ôte toute valeur de symbole pour le ramener au rang d'un accessoire.
Le problème est qu'on se demande ce que font deux drapeaux de cette taille au beau milieu d'une bibliothèque, donnant une impression de mise en scène maladroite. On n'aperçoit ni le bas, ni le haut de la hampe, ce qui renforce cette sensation d'intrusion. Par ailleurs, le drapeau National est représenté "pendant", avec pour effet de donner un ordre des couleurs incorrect. On se rappelle que Giscard d'Estaing posait devant le drapeau National "flottant".
Les couleurs Nationales et Européennes sont en contraste avec l'atmosphère des boiseries et du cuir des reliures du reste de la photo. La partie blanche du drapeau National est aveuglante et d'une surface excessive. Le "tombé" du drapeau, dans sa partie basse, est également déplaisant et chiffonné.

La tenue vestimentaire du Président pose également problème.  La veste présente des bombés disgracieux, la manche est trop longue, ne laissant pas apparaitre comme on l'attendrait quelques centimètres de chemise, donnant à cette main figée dans une pose improbable une présence excessive. La courbe de l'arrière du pantalon est inélégante, donnant une nette impression de "trop grand pour lui". La pose est plus "figée" que "digne"... On le sentirait presque mal à la l'aise.

Bien entendu, tout cela n'est pas très important. Il ne s'agit que d'une photographie.
Mais ce portrait étant le portrait officiel du Président en exercice, on ne peut manquer de regretter qu'il n'ait pas été un peu plus soigné.

Je ne résiste pas au plaisir de faire figurer ici les portraits officiels des précédents présidents, pour la comparaison.


Le portrait officiel du président Giscard d'Estaing était lui aussi très inhabituel, tant par son cadrage que par le choix du décor. Mais son dépouillement extrême  l'avait exposé à des critiques d'un genre différent.

Les photographies sont à la même échelle... La dernière parle d'elle même, me semble-t-il!
N'aurions-nous hérité que d'un demi-président?
 
Par Paco Alambron - Publié dans : A coeur et à cris
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Dimanche 20 mai 2007 7 20 /05 /2007 10:32
Je ne connais pas grand chose au sport... enfin, pas tous les sports. Par exemple, le monde de la natation m'est étranger. De ce fait, je décrypte souvent l'actualité sportive avec beaucoup de naïveté, et la plupart du temps, je gobe ce que la presse raconte.

Or, en pleine élection présidentielle (mon Dieu, les outrecuidants...) Laure Manaudou et son coach Philippe Lucas défraient la chronique en se séparent le 6 mai, ce que Laure expliquera le 9 mai en conférence de presse, avant de laisser le champ libre à Lucas pour se répandre en calomnies et autres fanfaronnades.

Normalement, je me fiche éperdument ! C'est du "people" pur jus, pas de quoi fouetter un chat. Cette fois-ci, c'est un peu différent. Parce que les protagonistes de cette histoire sont particuliers.

Laure Manaudou, d'abord. Jeune, mignonne, mais également motivée et prudente, elle a jusqu'alors géré sa carrière (le terme "géré" est parfaitement approprié). D'ailleurs, juste avant la rupture, elle vient de signer avec PPR (Pinault-Printemps-Redoute) via sa filiale Artémis, un contrat de sponsoring fabuleux pour les 5 ans à venir...

Philippe Lucas, ensuite. Brutal et déplaisant, il semble certes être un entraineur compétent, du moins il est capable d'obtenir des résultats exceptionnels de ses champions, mais à quel prix? Seule la victoire l'intéresse. Je ne l'ai jamais entendu parler "sport". Aux antipodes, par exemple d'un Aimé Jacquet dans sa discipline. Lorsque Jacquet parlait travail, il parlait plaisir. Lorsque Lucas parle travail, on comprend souffrance. C'est quand même bien différent.

La presse, enfin. Malgré l'élection présidentielle qui aurait pu la tenir occupée, elle a fait  ses choux gras de cette histoire, participant à colporter les doutes et calomnies essentiellement proférées par Lucas. Comme à son habitude, la presse et particulièrement la presse sportive se complait à éreinter les athlètes à la première contre-performance ou à leur première intrusion en dehors du domaine sportif. C'est petit, mais c'est comme ça.

Quand Laure Manaudou, 20 ans, des rêves plein la tête malgré ce qu'elle a déjà vécu, dit qu'elle veut se rapprocher de l'amour de sa vie, même si je ne crois pas aux contes de fée, je l'écoute et je me dis que si c'est vrai, c'est beau!
Lorsqu'elle explique qu'elle ne renonce pas à sa carrière, qu'elle va continuer à s'entrainer pour les JO de Pékin, je l'écoute aussi. Mais elle a assez souffert entre le pattes de Lucas pour savoir comment se gagne et comment se garde la place qu'elle avait. (Cela a toujours été comme ça et ce ne sont pas les nageuses est-allemandes des années 70/80, gonflées aux stéroïdes anabolisants, bourrées d'hormones mâles, qui me contrediront en se rasant !).
Je crois qu'elle sait que c'est fini : que sa décision lui ferme les marches des podiums. Je me demande si elle n'a pas fini par comprendre que la gloire et les médailles ne valait pas à 20 ans les sacrifices qu'on lui demandait? Je crois qu'elle a simplement décidé de vivre.

Ou alors, je suis d'une naïveté monstrueuse !
 
Par Paco Alambron - Publié dans : Les feux de l'actu
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Samedi 19 mai 2007 6 19 /05 /2007 10:32
Comme d'habitude, sur certains forums que je fréquente sans toutefois y poster, l'imbécilité et le sectarisme ont bruyamment fait entendre leur voix dès la publication de la composition du gouvernement Fillon.
Et plus tard, de la même façon, les conversations entendues ça et là, les réactions des personnalités diverses à la télé ont confirmé la même mauvaise foi ambiante.
Si Fillon nomme des ministres parmi les proches de Sarkozy, c'est du népotisme, s'il choisit des personnalités extérieures à l'UMP où même au monde politique, c'est de la poudre aux yeux ou des basses manoeuvres, et eux sont des traitres et des parjures.
Un jeune ministre est forcément incompétent, un ministre plus âgé à forcément des casseroles qu'il fait oublier par des moyens de pression qu'il aurait forcément sur le président...
On chipote sur le nombre des ministres, on finasse sur la parité qui n'est pas respectée à une demi-femme près, on se gausse des choix... trop connu par ci, pas assez connu par là.





J'ai longtemps évolué dans des partis politiques où il était de bon ton de se livrer toujours et en tous lieux à ce genre de propos... On riait entre nous de nos bons mots, sur l'un ou sur l'autre de nos adversaires politiques, on excluait tout respect de part et d'autre de la ligne imaginaire qui sépare la Gauche (les gentils, donc) de la Droite (les méchants, vous l'aurez compris), on alignait les procès d'intention, toujours brillamment gagnés, bien-sûr...
Je me suis certainement comporté comme eux à cette époque. Et j'y ai certainement pris un grand plaisir!
J'en ai ras le bol de ce sectarisme stupide qui définit toujours l'adversaire comme un con, ou un être mal intentionné dénué de scrupules.

Sarkozy ne m'inspire aucune confiance, et je n'ai d'ailleurs pas voté pour lui (pas plus que pour Bécassine, ou je ne sais plus comment se nommait son adversaire du second tour), François Fillon n'est pas non plus mon idole (encore qu'un homme passionné de voiture de courses et lui même pilote du dimanche ne peut pas être foncièrement mauvais), et certains des ministres comptent parmi les personnes que j'espérais bien ne plus revoir dans les sphères gouvernementales (pas plus d'un ou deux, d'ailleurs)...
Mais c'est maintenant notre gouvernement, souhaité par 53% des électeurs, et il serait plutôt constructif de le laisser gouverner.
Curieusement, je le trouve pas si mal que ça ce gouvernement! J'attends de voir ce qu'il va faire.
De toutes façon, quand il y a le feu à la maison, on choisit pas ses pompiers hein? et surtout, on espère sincèrement qu'il vont éteindre le feu. C'est très exactement ce que j'ai décidé de faire.

Quand à donner le nom de "résistance" à ce qui n'est et restera que de l'opposition politique, c'est tout simplement puéril.
Par Paco Alambron - Publié dans : Les feux de l'actu
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