Mardi 8 mai 2007
Entendu à l'instant aux infos sur France 2, je découvre cet article du Figaro sur le web... et je ne résiste pas au plaisir de le citer en intégralité.


D’après son épouse Laeticia, la politique fiscale de Nicolas Sarkozy devrait inciter la star à mettre un terme son exil.
C’est une des premières conséquences de l’accession de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Sa victoire à la présidentielle et sa promesse d'un bouclier fiscal ramené à 50% devraient «certainement» inciter le couple Hallyday à quitter leur exil fiscal suisse pour revenir en France, comme l’a annoncé Laeticia Hallyday mardi sur RTL.
« On va certainement revenir en France », a-t-elle confirmé au micro de Marc-Olivier Fogiel. «Travailler les trois-quarts de l'année pour l'Etat n'est pas possible», a expliqué l'épouse de Johnny Hallyday. «On aime notre pays, on aime la France et on aime notre vie en France», insiste celle qui déclare en avoir parlé avec le président élu: «Nicolas veut remettre le bouclier fiscal à 50%. Donc, cela veut dire c'est travailler la moitié de l'année pour l'Etat et ce n'est pas les trois-quarts de l'année».
Interrogée sur la vie du couple dans leur chalet de Gstaad dans le canton suisse de Berne, Laeticia répond: «On ne s'emm... pas du tout quand on a une vie privilégiée comme la nôtre, on ne peut pas dire ça».

Comment voulez-vous lire ça sans hurler de rire!
Parce qu'à l'évidence, il ne faut pas se tromper de cible: à défaut d'être révoltant, c'est en revanche parfaitement hilarant!
Peu servi par une capacité insuffisante à faire des phrases de plus de trois mots, l'immense vedette planétaire nous avait gratifiés dimanche à sa sortie du Fouquet's d'une mémorable déclaration dont la vacuité le disputait à l'inutilité. En gros, il aurait pu simplifier en disant tout simplement: "Je suis content de l'élection de mon ami Nicolas, qui va me faire économiser un paquet de fric..." Après tout, c'est une raison comme une autre et chacun voit midi à sa porte.

Car ce n'est bien entendu pas le fond du problème qui m'interpelle, mais sa forme !

En effet, le principe de l'ISF est très décrié par les économistes les plus éminents, comme un impôt stupide qui ne fait que dissuader les capitaux, y compris les capitaux productifs, de rester dans notre pays pour se réfugier dans des pays à la fiscalité plus attractive. En fait, dans l'esprit de ses créateurs, cet impôt était à l'évidence une mesure de solidarité. Mais s'appliquant au patrimoine au lieu de ponctionner, comme il est d'usage, les revenus cet impôt s'est vite avéré contre-productif et inadapté. Il peut en effet dans de nombreux cas atteindre 120 à 150% des revenus annuels, participant ainsi à l'érosion du patrimoine. Dans ces conditions, la seule solution "raisonnable" est la fuite! Et Johnny Hallyday, comme plus de 300 autres "fortunes" chaque année, avait probablement de très sérieuses raisons de quitter la France.
Il y aurait donc parfaitement lieu de supprimer cet impôt ou du moins de l'adoucir par le fameux bouclier fiscal à 50% promis par Sarkozy, celui-ci s'appliquant en effet à tous les prélèvements obligatoires. Seulement, on ne débat pas de l'ISF en France, parce que 70% de français sont pour son maintien ou son renforcement !

Ce qui m'amuse beaucoup, c'est que le couple Hallyday ne prend même pas la peine de nous donner l'illusion que son soutien à Sarkozy n'a pas été monnayé par la promesse de l'application de cette mesure fiscale, et probablement bien plus. Ce qui est également risible, c'est que la pauvre Laetitia, qui n'est décidément pas tellement plus fine que son rocker de mari, répète maladroitement les mots de Sarkozy, sans véritablement comprendre ce qu'elle est en train de défendre.
Je leur souhaite néanmoins et de bon coeur, un bon retour chez eux!

Dans le temps, les grosses combines se pratiquaient plus ou moins à l'abri des regards. Aujourd'hui, c'est au nez et à la barbe de tout le monde. Je ne sais pas si Sarkozy apportera un peu de moralité en politique, mais on ne peut pas nier qu'il y apporte de la transparence.

On a pas fini de rigoler.


Par Paco Alambron - Publié dans : Les feux de l'actu
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Dimanche 6 mai 2007
Ce n'est pas d'hier que les "people" (pour les extraterrestres, rappelons qu'il convient de prononcer "pipaul") s'affichent aux cotés des politiques dans un contexte ou la promotion personnelle se mêle inextricablement avec un soutien bien peu objectif le plus souvent rémunéré de faveurs diverses. On se souvient des meetings de Mitterrand orchestrés par Jérôme Savary en personne, de Nicoletta ou Yves Duteil aux cotés de Chirac, en compagnie de Frédéric Mitterrand, le tonton-killer...
L'artiste vieillissant en mal de reconnaissance ou la vedette incontournable qui avait réussi mais qui sentait que ça n'allait pas durer comme les impôts s'alignaient volontiers aux cotés des candidats de droite, tandis que la faune engagée, prétendument militante et tout aussi prétendument talentueuse, mettait son maigre charisme au service de la gauche.
C'était dans l'ordre naturel des choses. La variété populaire était de droite, le rock'n roll de gauche... tout comme l'humour. Il y avait un style de droite, et un style de gauche.
D'ailleurs, au delà même du talent artistique, les "people" mettaient au service de la cause leur différence: la religion, la couleur de peau, les préférences sexuelles... tout ce qui pouvait se réclamer d'une minorité visible était à gauche.
Depuis que cette différence est devenue par elle même le principal moteur du succès télévisuel, les cartes sont un peu brouillées, mais qu'importe.
Certes, les politiques ont toujours besoin des "people" pour conforter une légitimité auprès d'un public que la télévision poubelle a considérablement affaibli dans ses jugements de valeur... et les people qui n'existent qu'à la mesure de leur exposition médiatique ont besoin de ce genre d'exercice. Tout le monde y trouve son compte. D'autant plus qu'une petite faveur par ci ou par là, comme une amnistie fiscale ou un contrat bien opportun à l'appui d'une carrière qui s'essouffle, ça ne coute pas grand chose et ça fait toujours plaisir. Gagnant-gagnant comme dirait je-ne-sais-plus-qui...
On pourra peut-être s'agacer que la rigoureuse répartition des personnalités entre la droite et la gauche en fonction du profil artistique ou médiatique ait été bouleversé, mais l'important n'est-il pas que leur présence ait du sens? Tout simplement?
Et il est inutile de s'interroger sur représentativité de ces "people": du simple fait de leur notoriété et par un artifice de projection, ils se retrouvent bombardés au rang de caution populaire! Si j'achète les disques du mec qui soutient Sarko, je soutiens Sarko moi aussi, et me dites pas qu'une personne que la France entière a vu copuler dans une piscine n'a pas un rôle à jouer sur la scène politique, c'est mathématique.

La différence, aujourd'hui, c'est que la gauche a perdu le monopole du soutien "people", mais que les artistes qui apportent leur soutien à la droite on encore besoin de se justifier. Curieux paradoxe!.
D'ailleurs, comme l'a parfaitement décrit le célèbre philosophe-pétomane Jean-Marie Bigard lors du fabuleux concert de la place de la Concorde le 6 mai, "ça montre qu'on peut être de droite et quand même sympa, putain!".
Profond!
(La ponctuation finale est due à une excès d'enthousiasme provoqué par cette victoire inespérée qui lui permet enfin d'entrevoir l'avenir avec sérénité, sous un ciel libéré des gros nuages noir que faisaient peser sur lui la menace du chômage des jeunes ou des régimes spéciaux de retraites...)
Inconsciemment, cela fait référence à la théorie précédente: les mecs sympas sont à gauche. Curieux quand même d'avoir à se défendre de quelque chose dont on est pas accusé. Serait-ce tout simplement que JMB ne se sent pas à sa place, mais qu'ils sent que c'est important pour sa carrière?
A ce titre, le bouquet final du 6 mai fut le point d'orgue admirable de cette débauche de talents au service de la démocratie. Savoureuse, en effet, la bataille de micros entre Mireille Mathieu aussi coincée que d'habitude, le QI en berne et surprise de ne pas être fêtée comme l'immense vedette qu'elle croît être restée, venue défendre sa place devant un Enrico Macias pour le moins  encombrant avec son humour rustique, et la délicieuse grosse fausse-coiffeuse devenue grosse fausse-chanteuse, Dominique Michalon propulsée sur la scène Sarkozienne en indispensable contrepoids de la très socialiste Marianne James, après l'ablation cosmétique de son patronyme pas assez glamour dans le monde impitoyable de la Soul music.
Bien entendu, Laurel et Hardy, ou plutôt Clavier  et Réno (don Juan Moreno y Jederique Jimenez) sont aux côtés d'u so amicu Nicolas! Une telle amitié, ça se récompense au moins d'une rondelle de figatellu arrosée d'un petit verre de myrte.
Surprenante présence de Steevy Boulay, auquel ses déclarations énamourées à Sarkozy ont assuré une place de référence culturelle et intellectuelle sur la photo de famille.
Quand je pense que Jean-Phillipe Smet  (Johnny Hallyday), revenu pour l'occasion de son exil fiscal pour notre plus grand plaisir, n'a pas pu chanter pour son ami, ses musiciens étant malheureusement retenus à Los Angelès, je pleure toute cette belle spontanéité gâchée... mais largement compensée par la présence d'un Jacques Essebag (Arthur) au mieux de sa forme, réduit malgré lui dans cette somptueuse brochette au rôle de potiche souriante qu'il fait si souvent tenir aux autres.
Il y avait aussi Gilbert Montagné, toujours aussi émouvant dans son rôle de handicapé-témoin, Faudel Belloua, convainquant représentant d'une génération "qui a réussi son intégration", Pascal Sevran, guéri de sa Mitterrandolâtrie, Bruno Beausir, alias Doc Gynéco, duquel le simple fait de citer le nom est déjà trop dire... 

Au passage, on notera la réapparition surprise de Cécilia María Sara Isabel Ciganer Albéniz Sarkozy, surgie de nulle part dans une tenue vestimentaire plus qu'approximative et dans un état d'excitation pour le moins suspecte qui me ferait presque avouer que ce qu'il y a de moins sympathique chez Nicolas Sarkozy, c'est sa femme!

J'en oublie certainement, mais là, j'avoue, ça commence à faire beaucoup et devant le souvenir de tous ces talents réunis sur une estrade autour de leur ami Nicolas, les larmes commencent à me monter aux yeux...

Merci à tous de nous faire rêver, les gars!...

Par Paco Alambron - Publié dans : Les feux de l'actu
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Lundi 30 avril 2007
Depuis que son gène a été identifié, en 1989, la fibrose kystique du pancréas, aussi appelée mucoviscidose, nous est présentée comme une des plus redoutables maladies génétiques frappant les enfants et les jeunes. Et de fait, elle l'est...
Les détails de ses symptômes et de son évolution sont connus de tous, grâce aux médias qui se sont largement mobilisés pour soutenir la recherche dans le domaine des maladies génétiques.
Actuellement, le pronostic de survie ne dépasse par 42 ans, avec une médiane à 24 ans.
Et au risque de déplaire à ceux qui n'entendent pas de telles considérations, cette maladie n'affecte que les populations blanches de type Caucasien. Tous égaux, n'est-ce pas !?
Bien entendu, j'avais vaguement conscience du fait que les malades atteint par cette affection ne présentaient pas tous les mêmes symptômes. Cependant, lorsque le jeune Grégory, de la Star Academy N°4 sur TF1 nous avait été présenté comme atteint de mucoviscidose, j'avais été surpris.
Tout d'abord parce que je croyais, peut-être à tort, que cette maladie provoquait une déficience respiratoire (c'est en tous cas ce qui nous avait été montré). Si les qualités artistiques de ce jeune homme ne faisaient aucun doute, j'ai tout de même souvent imaginé de la part de TF1 (je sais, je sais, je ne parviens pas à être complètement objectif à l'égard cette chaine !), une morbide manipulation.
Sur le site de l'association "Vaincre la Mucoviscidose", on trouve le commentaire suivant:
"Gregory Lemarchal, gagnant de la Star Academy et aujourd’hui chanteur en est un des exemples les plus criants de leur combativité. Comme lui, dans l’ombre, des milliers de malades réussissent malgré les contraintes de soins et vivent leur vie pleinement avec courage et obstination."
Bien entendu, cela a du sens. Je comprends qu'un jeune homme talentueux, plein de vie, mais se sachant probablement condamné à une courte existence soit désireux de vivre pleinement sa vie, aussi courte fût-elle, de réaliser ses rêves... Et je comprends également l'espoir que cela représente pour les autres malades.
Grégory Lemarchal a fait ce qu'il devait faire. C'était une jeune homme sympathique, talentueux, et probablement très courageux. Son décès dans la fleur de l'âge est très triste...


Ce qui me dérange un peu, c'est que cela se passe devant les caméras de TF1... Rien ne m'empêchera de penser qu'il y avait derrière tout cela un calcul sordide, comme une sorte d'attente de l'issue fatale en point d'orgue d'un mélodrame savamment orchestré.

L'avenir me dira si je me trompe.
 
Par Paco Alambron - Publié dans : A coeur et à cris
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Dimanche 29 avril 2007
Invité sur TF1, mercredi 25 avril, Nicolas Sarkozy a vivement réagi à la proposition de débat public proposé par François Bayrou. Tout en se déclarant ouvert "au dialogue", le candidat UMP a estimé que les Français avaient voulu, par leur vote du 22 avril, la confrontation entre lui et la candidate socialiste.
"Dans une compétition de football, il y a une finale entre le numéro un et le numéro deux" et le numéro trois, il fait autre chose, mais il n'est pas dans la finale", a-t-il expliqué. "Dans l'urne, il n'y aura pas de bulletin de M. Bayrou", a tenu a rappeler M. Sarkozy.

Fallait pas dire ça, mon petit bonhomme. Je peux te promettre que dans au moins un bureau de vote de ce pays, il y aura un bulletin Bayrou dans l'urne !!!
Je n'aurais jamais imaginé un seul instant que Sarkozy me dissuaderait de voter blanc. Grâce à lui, je vais finalement voter nul !
 
Par Paco Alambron - Publié dans : Les feux de l'actu
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Samedi 28 avril 2007
La péripétie avait défrayé la chronique. Le débat Ségo-Bayrou aurait-il lieu ou non?
Premier acte: A l'intiative de la candidate Socialiste à laquelle ce débat ne pouvait évidemment que profiter, il fut d'abord question de le prélever sur son temps de parole vendredi lors d’un forum du Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR) avec, successivement, les deux candidats du second tour. Refus du syndicat, au prétexte que celà pouvait nuire à la prestation de Sarkozy.  On se demande bien comment !
Second acte: Le jeudi 26 avril, en début d’après-midi, UDF et PS annoncent un accord sur un débat samedi sur i-TELE, Canal + et France Inter. Puis la chaîne cryptée assure que "rien n’est fait". Enfin elle renonce, au nom des règles d’égalité de temps de parole. On a du mal à comprendre pour quelle raison l'équilibre du temps de parole était rendu impossible à cause de ce débat.
Troisième acte: Plébiscité par la presse, largement approuvé par l'opinion et présenté comme indispensable au débat de fond tant invoqué par l'ensemble des candidats, cette rencontre "historique" s'est finalement déroulée ce matin, entre 11 heures et midi sur BFM TV et RMC.
Comme prévu, Ségolène Royal n'a retiré  aucun soutien objectif de la part de François Bayrou, mais les péripéties qui ont précédé la tenue de ce débat auront indubitablement rapproché Bayrou et Ségo dans leur rejet de Sarkozy.
De cette affaire, Sarkozy sort fortement affaibli. Ayant atteint le maximum de soutiens au soir du premier tour, sa popularité s'effrite à mesure qu'il dénonce ce rapprochement.
Purgée de son centre droit par la stratégie d'intimidation de l'UMP sur ses élus, l'UDF se voit repoussée vers le centre gauche. Bayrou peut ainsi s'autoriser davantage de concessions vis-à-vis de l'aile droite de son mouvement, qui l'a déjà abandonné pour le candidat sortant.
 
Par Paco Alambron - Publié dans : Les feux de l'actu
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Vendredi 27 avril 2007
Mstislav Leopoldovitch Rostropovitch
(en russe :  Мстисла́в Леопо́льдович Ростропо́вич) est né le 27 mars 1927 à Bakou (RSS d'Azerbaïdjan, URSS) et mort le 27 avril 2007 à Moscou, Russie), est un violoncelliste, chef d'orchestre et pianiste russe. Ce violoncelliste et chef d'orchestre restera dans l'histoire comme un défenseur de la liberté et un virtuose qui a marqué le paysage musical international de la seconde moitié du XXe siècle.
(Source Wikipédia)

Je suis loin d'être fan du violoncelle, j'écoute finalement assez peu de musique classique  et je ne suis pas assez bobo pour essayer de faire croire le contraire.
D'ailleurs, ma faible culture dans ce domaine (où je ne connais que les standards que tout le monde connait) ne me permettrait pas de donner longtemps l'illusion d'y connaître quelque chose.

En revanche, j'attache beaucoup d'importance aux symboles, et je n'aime pas les murs, quels qu'ils soient...
J'ai eu un peu de mal à retrouver cette photo. Il semblerait qu'elle ne soit pas si accessible que ça.
C'était le 11 novembre 1989... Pour ceux que cela intéresserait de se remémorer cet épisode émouvant, le JT de l'époque est disponible ici.

En ce jour de disparition, je ne ferai donc pas le mélo que je lis partout sur le vide incommensurable qu'il laissera derrière lui, mais je préfère me souvenir du beau geste qu'il fit ce jour là, parce que c'est ce genre de beaux gestes qui rendent la vie un peu plus belle.


Par Paco Alambron - Publié dans : Histrombinoscopie
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