Mardi 10 avril 2007
La véritable difficulté pour tenir un blog sérieusement, c'est de trouver le temps de bloguer!
Ce ne sont pas les idées qui manquent ni l'envie de les exprimer,  mais justement les moyens de les exprimer sur le Web sont désormais multiples et variés.
Les forums (ne devrait-on pas dire "fora" pour utiliser le pluriel latin comme il convient?) abondent, les blogs sur lesquels on consent parfois à "lâcher des comms..." se multiplient comme des petits-pains, le chronophage msn envahit les conversation, les livres d'or s'étalent, etc...
Bien entendu, pour celui qui veut exposer sa pensée, le blog présente l'avantage de sa linéarité, d'une forme de chronologie qui permet de structurer les idées, mais à l'inverse, il ôte la spontanéité et l'interactivité dont la discussion peut se nourrir. Un billet reste un billet, et un commentaire n'est qu'un commentaire. Il s'établit ainsi une échelle des valeurs dans les idées développées.

J'ai découvert le phénomène blog avec l'ouverture de celui-ci, mais franchement, je ne sais pas si je suis fait pour tenir un blog. Les longues interruptions dont celui-ci a été victime sembleraient indiquer le contraire. Le plus drôle, c'est que l'on en vient à éprouver une sorte de culpabilité, comme si le blog abandonné était une sorte de promesse non tenue, et celà, quel que soit le nombre de visiteurs.
Ceci étant, je ne considérais ce blog, au début, que comme une démarche expérimentale afin comprendre le fonctionnement de ce que l'on appelait encore timidement "la blogosphère".
Désormais, j'ai participé au plan professionnel à la création de quelques fleurons de ladite blogosphère, et Sanchopansa et son monde n'ont plus tout à fait la même urgence.
Pourquoi ne pas essayer néanmoins de les faire vivre encore quelques temps... le temps d'un retour, histoire de bronzer un peu!
  
Par Paco Alambron - Publié dans : Les feux de l'actu
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Dimanche 13 août 2006
Après une longue période de films d'aventure, de grandes épopées antiques (Troy, Alexander...), médiévales (King Arthur, Kingdoms of Heaven...) ou post-modernes (Sin City, Kill Bill...), les dernières sorties DVD (en tous cas celles qui ont attiré mon attention) s'inscrivent dans le politiquement incorrect.

Il était temps!

Collision décrit sans complaisance mais sans hypocrisie la difficulté des relations inter-ethniques aux Etats-Unis, ne propose aucune morale et laisse le spectateur tout à son interprétation.
Jarhead, dans un style qui n'est pas sans rappeler Full Metal Jacket, ou Platoon, revisite la première guerre du Golfe à travers les yeux d'un jeune Marine sans autre parti pris que l'inutilité d'un tel engagement et l'absurdité de la guerre.
Lord of War décortique les mécanismes et les responsabilités dans le traffic d'armes légères issu de l'après Guerre Froide, avec une vraissemblable objectivité qui donne à ce film des allures de documentaire.


Trois enterrements raconte le parcours d'un homme ordinaire entre le sud des Etats Unis et le Mexique pour raccompagner dans sa dernière demeure un ami immigré clandestin tué par la stupidité et l'exclusion.
History of Violence, bien que plus romancé que les précédents raconte une fois de plus l'histoire d'une amérique violente et amorale.
The Constant Gardener aborde le sujet de l'expérimentation pharmaceutique sur les populations africaines, la compromission des gouvernements et l'impossible lutte des ONG face aux intérêts commerciaux.

Certes, tout cela n'est pas véritablement distrayant.
Mais en ces temps troublés où de multiples questions se posent sur l'avenir de notre civilisation, il n'est pas inutile de poser ce genre de jalons.
E
spérons seulement qu'il ne s'agit pas encore de supercheries. Ce ne serait pas la première fois...
Mais je préfère croire que le septième art à encore un rôle militant, et qu'il le joue!

Par Paco Alambron - Publié dans : 25 images/seconde
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Samedi 12 août 2006
J'attendais avec une impatience certaine le 3ème avatar des aventures du gorille géant amoureux de la belle blonde...

L'idée de voir Naomi Watts succéder à Jessica Lange (1976) et à Fay Wray (1933) était certes un moteur puissant, mais pas autant que de voir un Kong computer-graphics succèder au un Kong animatronics, lui même descendant d'une peluche grotesque.
L'éblouissement d'un Lord of the Rings légendaire me donnait une confiance aveugle en Peter Jackson, bien que la différence notable entre ces deux univers soit un réel sujet d'inquiétude.



Le DVD enfin disponible, j'en fis donc une acquisition empressée, d'autant plus que les bandes-annonces et les diverses critiques ne laissaient aucun doute sur la stature de chef-d'oeuvre de ce film.

Que dire?

Décu!

Les effets spéciaux sont magnifiques, mais pas plus que ceux de Jurassic Parc, dont on retrouve très étrangement des créatures dont l'inutilité dans cette histoire est plus qu'évidente.
D'ailleurs, le cinéma nous a habitué à de telles prouesses d'effets spéciaux ou de computer-graphics que ce n'est même plus une surprise.
Bien entendu, comme dans les deux versions précédentes mais avec plus de facilté compte tenu de l'expressivité du gorille numérique, l'émotion est au rendez-vous dans cette histoire d'amour king-size.

Mais l'impression qui reste à la fin du film est un sentiment de....  ...too much !
Par Paco Alambron - Publié dans : 25 images/seconde
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Vendredi 11 août 2006
Je ne vais que très rarement au cinéma!
Les raisons sont nombreuses.

Le manque de temps d'abord...
Lorsque je prends enfin le risque de me hasarder à la séance de 21H30 dans le multiplex du coin, mon quasi-demi-siècle d'existence se rappelle péniblement à moi en me plongeant dans un sommeil très inopportun au milieu du film...

Le prix exhorbitant des places, ensuite...
Loin de moi l'idée de ne pas rémunérer correctement les artistes du septième art.
Mais plus de 8 euros pour une heure et demi de consultation d'une oeuvre (pas toujours un chef-d'oeuvre) enregistrée:  j'ai un peu de mal à trouver cet échange équitable.

L'absence de confort des salles...
Bien que le multiplex le plus proche soit d'un niveau supérieur à la moyenne, le fait de rester assis sans bouger dans un espace restreint, un peu comme un siège de classe touriste dans un long courrier, est un exercice que peu de films me rendent supportable.

L'impossibilité de voir les films en V.O. sans sous-titres...
Un essai infructueux dans une pourtant grande salle parisienne, il y a des années, m'a convaincu que la présence de sous-titres approximatifs en bas de l'écran n'était pas supportable.

Aussi, doté d'un équipement convenable (écran de 54 pouces, son dolby stéréo 5.1), je choisis régulièrement d'attendre la sortie du DVD pour voir enfin des films dont tout le monde ne parle plus, ce qui finalement est un avantage.
Tarif élevé certes, mais supportable, VO sans sous-titres à volonté, possibilité de visionner en plusieurs fois de part et d'autre d'une sieste involontaire, confort douillet de mon petit intérieur, commentaires du réalisateur, bonus, director's cut, ... etc...

Ceci expliquera sans doute que mes commentaires futurs dans cette rubriques seront très décalés de l'actualité cinématographique.
Mais qu'importe. Les grandes oeuvres sont éternelles, non?
Par Paco Alambron - Publié dans : 25 images/seconde
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Dimanche 25 juin 2006
Gros coup de coeur du mois, la sortie du second livre de
Kaamelott

J'ai découvert cette "série" par hasard un soir sur M6, à une heure improbable, il y a près d'un an.
Je ne sais pas comment celà avait pu m'échapper, la série ayant commencé sa diffusion en janvier 2005.
Heureusement, l'intégralité des deux premières saisons est sortie en DVD, permettant de corriger cette lacune.
Quand je dis DVD, je devrais dire "coffrets". Car ce sont des coffrets magnifiques, parfaite imitation des coffrets LOTR dont ils reprennent le principe et les couleurs.
Chaque coffret contient 3 DVD, 100 épisodes de Kaamelott, et un bonus d'une qualité excellente. Un conditionnement assez inhabituel pour une série TV.
Le budget de cette production étant toutefois beaucoup plus élevé que celui des habituels sit-coms, on ne s'étonnera pas longtemps de cette exceptionnelle qualité.

Pour les malheureux qui ne connaitraient pas encore Kaamelott, il s'agit de l'histoire, que dis-je, la légende du roi Arthur de Camelot, replacée dans son siècle (celui de la fin de l'empire Romain décadent) et revisitée par une troupe talentueuse dirigée de main de maître par Alexandre Astier et Jean-Yves Robin pour M6.

La chaîne ne nous avait pas habitués à des co-productions d'une telle qualité.

Bien que traitée indiscutablement de façon humoristique, la légende est sauvegardée dans ses grandes lignes, voire même amplifiée de certains personnages manquants. Les flous ou omissions de la légende "authentique" sont précisés par Alexandre Astier, dans un esprit très proche de la légende d'origine, et toujours avec humour et pertinence.
Le rythme même de la série (saisons de 100 épisodes de 3 minutes) n'est pas sans rappeler certaines bandes dessinées ou les gags se déclinent au maximum sur une page.

Que dire de plus.
L'essayer c'est l'adopter?
Alors disons le...
Par Paco Alambron - Publié dans : A coeur et à cris
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Dimanche 11 juin 2006
Déjà  les vacances?

C'est à croire.
Comme chaque année, les premiers beaux jours à peine installés, le mot  "Vacances" est sur toutes les lèvres. Bien sûr, depuis quelques années, il est obligé de disputer âprement sa place à "RTT", ou à "Grèves", mais le voir naître si tôt avant la date présumée de son éclosion me navre.

D'autant plus que les statistiques des métiers du tourisme se dégradent d'année en année. La morositié économique ambiante (et avec le litre deSP95 à 1 euro 33, ça va pas aller en s'arrangeant...) et la météo estivale de ces 5 dernières années ne sont pas propices à une invasion vacancière de nos plages au demeurant souvent polluées de ce pétrole si cher à notre bourse.

Donc force est de constater que les "Vacances" sont de plus en plus présentes dans le discours des médias, comme dans les conversations depuis le début de ce mois.
Il ne fait aucun doute que le pays vit au rythme de ses écoles et que dès l'instant où nos chères petites têtes blondes (désolé Ahmed, toi aussi, bien sûr...) ont rangé les cartables, les autres n'ont plus de raison de persister dans l'effort.
Mais il en résulte une impression de démotivation et de relâchement dans le reste des secteurs de l'économie qui chaque fois me laisse la même impression de fausseté.

"Allons les enfants, hauts les coeurs... c'est le moment d'aller dépenser votre SMIC ou votre RMI sur les plages de Deauville... Arrêtez de bosser comme des imbéciles, vous n'avez pas vu le temps qu'il fait dehors?"

Bien entendu, je ne suis pas ardent défenseur du travail 365 jour par  an, 7 jours par semaine, 24 heures par jour... mais si l'on s'en tient aux chiffres de notre croissance et aux performances économiques de notre pays, on pourrait essayer de suggerer l'hypothèse que pour jouir pleinement de ses vacances, on pourrait au moins essayer de les mériter.

Surtout que les vacances, ils vont nous les pourrir en nous parlant de la rentrée!
Mais si! vous savez bien, tous ses trucs qui augmentent et ces lois qu'ils ont votés à deux ou trois pendant que tout le monde avait le dos tourné.

M'en fous... bientôt Noël, et puis il y a le foot...
Par Paco Alambron - Publié dans : Les feux de l'actu
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