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Questions...

Vendredi 21 avril 2006 5 21 /04 /2006 07:06
Il faut arrêter cette guerre avant qu'elle commence!

Rassurez vous, ce blog n'est pas en train de devenir exclusivement politique. C'est le monde qui le devient...

Selon Deubeulyou, l'Iraq produisait des armes de destruction massive.
L'Iraq à laissé tous les observateurs qui le souhatiaient observer à loisir, ils n'ont rien trouvé. L'Iraq a été envahi par l'amérique et ses pitoyables alliés, l'Iraq est occupé.
L'Iraq ne disposait que d'une armée de pacotille, édentée par un embargo de plus de 15 ans. Le déploiement théâtral des forces de la "coalition" Etats-Unienne n'a pas suffi à s'approprier durablement le pétrole tant convoité.
Ni d'ailleurs à installer une démocratie "made in USA" dans ce pays.
En revanche, il a permis de conduire à la mort près de 2500 jeunes américains (principalement issus des couches populaires), tués par la médiocrité de leur stratégie militaire.
Chapitre malheureusement clos.
L'Iraq n'est plus.
Selon Debeulyou, l'Iran veut produire des armes de destruction massive.
L'Iran laisse tous les observateurs qui le souhaitent  observer à loisir, ils n'ont rien trouvé.
Deubeulyou propose donc de lancer ses armes de destruction massive (chirurgicales et innoffensives pour la couche d'ozone) sur l'Iran à titre préventif.
Certes, les déclarations du président Mahmoud Ahmadinejad peuvent prêter à une légitime inquiétude.
A condition d'ignorer qui les prononce, et dans quel contexte!
Car l'Iran, qu'on le veuille ou non est une démocratie naissante.
Son peuple est jeune, moderne, instruit  et entreprenant.
Après des années d'une dictature savamment entretenue sur les cendres d'un empire déchu, le repli religieux fondamentaliste était une évidence historique. Mais il commence à s'estomper.
Les fondamentalistes n'ont plus la capacité de mobilisation qu'il avaient autrefois.
Il doivent maintenant composer avec une autorité civile qui cherche certes à s'en faire bien voir, mais tout en étant à l'écoute  d'un peuple plongé dans le doute et la pauvreté. Son seul choix est désormais un développement économique calqué sur les économies occidentales.
A commencer par l'indépendance énergétique. Et l'énergie nucléaire.
Car le fait d'être le second exportateur au monde ne met pas l'Iran à l'abri du besoin. L'Iran sait que le prix du baril monte et descend au gré du bon vouloir de la Maison Blanche, et qu'en 98, son élan économique a été brisé par la chute des cours. Son économie, trop dépendante du pétrole, est fragile.
Par ailleurs, l'Iran est conscient de la menace que fait peser l'impérialisme américain sur les pays producteurs de pétrole, et l'histoire à montré que les Etats-Unis ne se sont jamais attaqués à des pays en possession de l'arme atomique. Son besoin de sécurité peut donc apparaître légitime et ne doit en aucun cas être assimilé à priori à une volonté d'agression.
Même si le discours peut laisser croire le contraire.

Les propos du président Mahmoud Ahmadinejad lui sont dictés par l'autorité religieuse, à l'évidence.
Cependant pour une fois, et c'est nouveau, ce type discours n'est directement perceptible que par une population instruite (Il y a gros à parier que plus d'Iranniens sont capables de situer Israël sur une mappemonde que d'Américains!).
Et cette même population est parfaitement capable de comprendre que ce genre de discours cathartique ne correspond pas à un véritable appel à la violence, mais à la dénonciation d'une politique conquérante de l'état sioniste qui affecte directement les frères Palestiniens avec la complicité d'un occident mené par l'Amérique.
Le petit roquet se dresse sur ses pattes, réclame le respect et montre les dents. Fierté nationale oblige. L'absence de signification réelle de sa menace ne peut conduire qu'à le prendre pour un aimable (pas tant que ça) bouffon...

Car l'Iran est également un nain militaire!
Incapable de mobiliser plus de 600 000 hommes, c'est-à-dire de l'ordre des effectifs britanniques, et à peine deux fois plus qu'une France en cours de démilitarisation, ce n'est pas les images rabachées d'une armée de playmobils défilant dans un faste désuet qui peut entretenir l'illusion.
L'accession de l'Iran à l'arme nucléaire est une hypothèse.
Mais ce n'est pas l'emploi de termes abscons et dérisoires comme le décompte scrupuleux des fameuses "centrifugeuses" qui donne corps à cette hypothèse.
Développer un armement nucléaire tactique n'est pas aussi simple que d'essorer une salade.
Et quand bien même! Nous nous sommes habitués à l'idée que l'Inde et le Pakistan disposent désormais de cette armes, ainsi que d'autres nations non moins incontrôlables issues de l'ancien bloc soviétique..
Disposer de cette arme ne sous entend pas nécessairement l'intention de l'utiliser.
Jusqu'à preuve du contraire, seuls les américains l'ont utilisée en condition opérationnelle jusqu'à aujourd'hui. Ils se proposent d'ailleurs de recommencer!

Si une menace nucléaire pèse sur nos têtes, ce n'est pas d'Iran quelle provient, mais d'une Amérique en déclin, arogante et belliqueuse, prompte à nous défendre des ennemis qu'elle nous invente.

Il faut arrêter cette guerre avant qu'elle commence!
Cela pourrait bien être celle de trop...
Par Paco Alambron - Publié dans : A coeur et à cris
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Dimanche 16 avril 2006 7 16 /04 /2006 08:22
Aujourd'hui, c'est Pâques.

En tous cas, c'est Pâques pour les chrétiens occidentaux, ceux fidèles au calendrier grégorien.
Pour les orthodoxes juliens, ce sera le 23, et pour les juifs, c'était jeudi dernier, le 13 avril (15 nissan), même si la fête s'appelle Pessah.

L'histoire de cette fête est assez édifiante sur la valeur des symboles, et surtout sur la facilité avec laquelle les symboles mutent et se transforment, parfois sous la seule influence de l'orthographe!

Ce n'est d'ailleurs pas en soi un problème, mais il est intéressant de constater que si l'origine de certains symboles est facile à décrypter, d'autres en revanche ont suivi des parcours plus tortueux entre l'origine païenne, proche de la terre et des traditions bergères, et le symbole religieux plus intellectuel.

Etape N°1 (Fête païenne du peuple Hébreu, alors nomade)
La fête de l'agneau pascal remonte à la nuit des temps dans l'histoire du peuple Hébreu.
D' abord parce que ce c'est à ce moment (début du printemps) que naissent les agneaux. Quoi de plus normal donc que de fêter le renouveau en consommant le "produit du terroir".
Une petite valuer symbolique toutefois, mais très païenne: comme le sang ne doit pas être consommé, on en décore le pourtour des portes, ce qui a pour effet de protéger des mauvais sorts (la couleur rouge assumera plus tard ce rôle). Voila donc pour la relation définitivement installée entre Pâques, le sang et l'agneau.
Associée à cela, une fête distincte célèbre la moisson (donc beaucoup plus tard), en consommant à la hâte le premier pain (donc non levé, faute de temps), la fête Hag Ha-Matsoth.

Etape N°2 (Fête commémorative du peuple Hébreu)
Selon l'histoire, le peuple Hébreu est retenu en esclavage par les Egyptiens.
Une sédition se prépare, qui donnera lieu à l'Exode (ἔξοδος  en grec signifie "sortie")
Quel meilleur moment que la fête de Pessah, au cours de laquelle le peuple Hébreu se rassemble.
C'est à ce moment que la fête prend le nom de Pessah, ou plutôt Hag Ha-Pessah, la Pâque juive (sans s), Pessah signifiant en effet "le passage". C'est la traversée de la mer Rouge qui sépare le pays de la servitude de la terre promise. C'est le passage de l'esclavage à la liberté.
A ce stade, la signification religieuse n'est pas évidente et l'on penserait plus à une fête civile commémorant l'indépendance d'un peuple.
Les symboles survivront à ce détournement d'objet. L'agneau de vient signe de reconnaissance (son sang à permis d'oindre les murs juifs et d'éviter le 10ème fléau), et le pain azyme commémore la dèche qui a suivi la traversée de la mer Rouge.
Beau rétablissement.
Les symboles païens prennent enfin une tournure religieuse:  dans la Torah, Dieu annonce le dizième fléau qui allait frapper les Egyptiens : le sang autour des portes était le signe qui allait lui permettre de reconnaître et d'épargner les Hébreux.
        "Le sang vous servira de signe, sur les maisons où vous serez. je verrai le sang. Je passerai par-dessus vous et le fléau destructeur ne vous atteindra pas quand je frapperai le pays d'Egypte. Ce jour-là vous servira de mémorial. (Exode XII, 13)"

Etape N°3 (Fête chrétienne religieuse)
Jésus est juif. Quoi de plus naturel qu'il célèbre la fête de Pessah, et notamment par un pélerinage à Jérusalem.
Il fête donc normalement la Pâque en compagnie de ses coréligionaires, ce qui laisse entendre clairement que la Cène n'est autre que le Sédèr, le repas rituel qui ouvre les fêtes de Pessah, et le vin n'est autre que la Coss 'Eliyahou, la coupe d'Elie, conservée symboliquement comme offrande pendant le Sédèr.
Ce n'est que quelques jours plus tard, malgré ce qu'en disent les évangiles, qu'il sera jugé et crucifié. Ce ne serait d'aileurs pas la première fois que les évangilent brutalisent la chronologie et se contredisent.
Reste à adapter les symboles! Les auteurs des premiers récits chrétiens n'ont pas beaucoup de mal: l'agneau de Dieu n'est autre que l'agneau de Pessah, auquel on donne une valeur symbolique en rapport avec l'apparente passivité de Jésus devant la condamnation romaine.
Le pain et le vin (symbole de l'eucharistie) sont déjà les deux ingrédients de la Pâque juive. Leur valeur symbolique est toute trouvée pour la religion à naître!

Une orthographe fautive
Pessah est traduit par les grecs Πάσχα, qui se prononcerait plus tard adapté en latin  Pascha.
D'ailleurs, deux mots distincts et pratiquement homophones existent, qui comme par hasard ont tous deux trait à l'agneau:
paschalis  : relatif à Pâques
pascalis : qu'on fait paître, du verbe pasco
De nos jours, c'est l'adjectif pascal qui désigne les fêtes relatives à Pâques, alors que ce devrait être paschal.
Par Paco Alambron - Publié dans : Croire ou savoir
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Samedi 15 avril 2006 6 15 /04 /2006 21:42
Depuis que j'en avais entendu parler, je n'étais jamais tombé dessus. Il faut dire que je regarde peu la télévision, et encore moins la pub.
Un spot télé pour la Prévention Routière n'est donc pas le meilleur moyen de m'atteindre.
Aujourd'hui, je viens de découvrir le spot de la dernière campagne pour le respect des limitations de vitesse.

Il est caricatural, brutal, inutile et probablement contreproductif.

Caricatural, d'abord parce que le pitch est trop simpliste pour être crédible. Malgré le fait que la voix d'enfant est là pour faire monter le pathos, l'enchaînement est ridicule et conduit à un effet comique. Car l'humour noir n'est même pas absent, ce qui est vraissemblablement aux antipodes de l'effet attendu.
Un fois dépassée la manipulation affective, on peut éventuellement rire de bon coeur puisqu'à l'évidence il s'agit d'une fiction.
Même la construction du clip, avec une chute inattendue et surprenante, évoque le gag ce qui le range inévitablement du coté des "bonnes blagues".

Brutal, ensuit,  pour des enfants installés devant la télévision aux heures de grande écoute ou passe ce clip, l'effet peut être parfaitement traumatisant s'il ne perçoit pas immédiatement qu'il s'agit d'une mise en scène. Avec tout le battage que l'on nous fait sur la violence à l'écran, les pouvoir publics devraient montrer l'exemple.

Inutile parce basé sur une situation que les conducteurs ne peuvent pas s'approprier.
La première voiture est sur le toit sans raison apparente. La route est visiblement droite, le virage (modéré à première vue) n'a pas encore été abordé, il n'y a aucun autre véhicule impliqué, rien n'évoque une possible collision, en dehors des débris étalés autour du véhicule. Aucun conducteur ne peut raisonnablement considérer ce risque comme probable, ce qui serait pourtant nécessaire pour adhérer au propos de ce clip.
Cette situation accréditerait donc l'idée qu'une vitesse excessive soit de nature  à provoquer le retournement du véhicule sans toutefois oser suggérer une déficience dudit véhicule.
Le second véhicule circule visiblement à une vitesse modérée. Sa trajectoire est droite. Il fait jour, la visibilité est bonne. On ne comprend alors pas pourquoi il ne fait rien pour éviter le véhicule accidenté qu'il a du voir de très loin ? (Aucune trace de freinage n'est visible sur la photo ci-dessus!)
 Encore une fois, aucune mention à l'existence de dispositifs de sécurité active comme l'ABS, largement répandu y compris en série sur les véhicules modernes.

Haro sur la vitesse donc, dans une situation où l'on comprend mal de quoi elle est responsable.
Cet acharnement représente à mon avis une bien mauvaise pédagogie puisqu'il ne fait que rendre plus évidentes encore les autres causes d'accident, comme le mauvais état d'entretien des routes ou l'absence de signalisation de sécurité dans certains endroits. D'ailleurs, cela semblerait être le cas de l'endroit ou se situe l'action de ce clip.
Par Paco Alambron - Publié dans : Les feux de l'actu
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Dimanche 26 mars 2006 7 26 /03 /2006 10:29
J'ai toujours préféré revenir sur les événements importants avec un peu de recul, pour les analyser plus sereinement en dehors de tout contexte passionnel.

C'est la cas aujourd'hui pour les fameuses caricatures de Mahomet, qui ont "amusé la galerie", il y a quelques semaines. Il est plus facile d'en parler maintenant que la grippe aviaire (tiens mais ou est-elle passé celle là?) et le CPE on pris place solidement des les colonnes des quotidiens et sur nos écrans de télévision.

A l'époque des faits, je sévissais sur un forum de discussion relativement convivial.
Le sujet avait été lancé le jour même de la publication des caricatures par France Soir, sur un ton qui supposait déjà de la part du posteur une sur-couche de provocation, sur une manoeuvre bien provocante déjà.

Je ne m'exprime pas ici sur les caricatures elle mêmes, ni sur la liberté d'expression tant cela a déjà été fait partout et par tous. Je voudrais juste revenir sur les effets qu'a pu avoir une telle manoeuvre (parce que c'en est une, à n'en pas douter), sur un groupe d'individus qui jusqu'alors communiquait paisiblement dans la sphère virtuelle d'un forum anodin.
(Je ne citerai ni le nom du forum, ni les pseudos des intervenants, pour couper court immédiatement à toute accusation de diffamation. D'autant plus que les protagonistes les plus abjects de cette insignifiante querelle sont encore présent sur ce forum d'incultes ou ils se complaisent dans la fange des leurs propos imbéciles. Nul doute que s'il viennent me lire ici, ils se reconnaitront. Et il sauront en me lisant que je n'ai pour eux nulle haine, juste de la pitié et du mépris.)

Dès les premiers échanges, les intervenants se sont séparés en deux "camps", les tenants de la tolérance, aussi tolérants à l'égard des caricaturistes que des musulmans indignés, simplement soucieux de calmer une querelle qui n'avait pas lieu d'être, et les tenants de la liberté d'expression, prêt à encenser les caricaturistes si "divinement" inspirés, et à conspuer l'ensemble d'un monde musulman désigné comme fanatique et idolâtre.
Discrétion d'un côté, déferlement de haine de l'autre. En quelques heures, le groupe entier a explosé, sous la pression savamment exercée par des manipulateurs adroits.
Jamais je n'avais pu voir auparavant, mais peut-être tout simplement parce que je ne m'y étais pas interressé, à quel point il était facile d'organiser un conflit, une dispute ou un guerre, en choisissant un motif initial de discorde, puis en ajoutant progressivement de l'huile sur le feu.

Faut-il tirer des conclusions de cette histoire? On peut le faire.
Une des conclusions qui me viendrait tout naturellement est que dans une querelle de ce type, le camp de la tolérance et de la raison est naturellement perdant.
L'intolérance et l'exclusion séduisent les faibles qui se croient ainsi admis dans le camp des forts, elles fabriquent leurs preuves au mépris de toute réalité, se nourrissent d'une haine déjà présente au coeur de la plupart, utilisent la dérision et l'anathème comme des boucliers.
Et l'argument le plus dérisoire qu'elles invoquent pour leur défense est la liberté d'expression, qui, même dévoyée et corrompue par leurs soins, ne supporte aucune contradiction tant le concept est universel à la lumière de ses contre-exemples les plus édifiants.
La sagesse et la tolérance n'ont au contraire rien de séduisant.  Elles en appellent à un effort pour vaincre ses propres passions, comprendre l'autre dans ses différences, ne pas céder à la facilité d'une adhésion trop rapide à la pensée unique d'une foule manipulée.
Elles s'appuient plus sur le doute que sur la certitude, et surtout fourbissent elles mêmes les armes de leurs propres ennemis.
En effet, si je m'oppose au discours de l'intolérance, c'est qu'à mon tour je cherche à le museler, faisant preuve alors d'une coupable intolérance à son égard!
Le combat n'est pas facile.

Qu'importe, je continuerai à le mener, envers et contre tous.
Et surtout, je sais maintenant où se situe la véritable caricature.
Par Paco Alambron - Publié dans : A coeur et à cris
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Mercredi 8 mars 2006 3 08 /03 /2006 06:50
C'est reparti.

Longue interruption il est vrai, meublée par de nombreux autres projets et des aventures dans le cyber-espace comme dans la vraie vie.
A tel point que ce blog commençait à s'endeuiller, et à se parer de diverses publicités et réclames.
C'est de bonne guerre. Combien de blogs à l'abandon chez ce seul prestataire?

Un nouveau projet, inattendu et impromptu a vu le jour pendant cet intermède.
Le forum Cosmopolys...
Ce brave Sanchopansa en partage l'administration avec quelques autres fortes personnalités. Un lieu de culture et de cultures.
Mais que quelle culture? Celà reste à voir, dans tous les sens du terme.
Cosmopolys se veut un espace où la liberté est mise à l'épreuve. Ou comment exercer sa liberté sans marcher sur celle des autres...
L'inscription est simple, sans engagement d'aucune sorte, la discussion est conviviale.

Dès demain, peut être même aujourd'hui, ce blog revivra.
Pour combien de temps? je l'ignore. Mais il reste tant de choses à dire, tant de colères à venir, tant de doutes à lever...
Par Paco Alambron - Publié dans : Techniblogueries
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Dimanche 16 octobre 2005 7 16 /10 /2005 00:00
Qu'il est difficile de tenir un blog...

Au début, tout est simple.

Des idées plein la tête, des mots plein les doigts, juste à les vider sur le clavier.
Et puis la réalité reprends ses droits.
Sur le net, des bouchons, des virus, du spam. Chez over-blog, des bugs.
Les autoroutes de l'information que l'on nous a tant promises ressemblent très exactement aux autoroutes des vacances. Embouteillées, pleines de dangers, et truffées de péages.

Ce qui pourrait être d'une simplicité biblique s'avère aussitôt un casse tête.
Dès la connexion, on attend, puis au premier click, on attend.
On tape sa note, patiemment, en corrigeant pratiquement chaque lettre parce que c'est un portable et que les touches du clavier sont toutes petites et mes doigts toujours aussi gros.
Et au moment de l'enregistrer, tout disparait.
Parce que la connexion Internet à 29 euros 99 a lâché, parce que la batterie du portable à 700 euros tient à peu près aussi longtemps que moi en apnée, parce que la souris sans fil et sans boule a quand même quatre vingt quinze boutons et qu'on a pas appuyé sur le bon, parce que Fenêtres XP-SP2 l'a décidé et vient de m'annoncer que ce programme ne répond plus et me propose d'envoyer un rapport de panne à je-ne-sais-qui, parce que l'anti-virus sans lequel il n'est plus possible d'allumer cet ordianteur vient de se lancer dans une mise à jour et à redémarré la machine sans rien demander à personne, parce que... je ne sais même pas pourquoi.
Et vous allez rire! L'informatique et le web, c'est mon métier. J'imagine ce que ça doit être pour d'autres.

A la fin du compte, le plaisir est absent.
Ajouter un article à ce blog que personne ne visite devient une corvée.

Cependant, je vais m'acharner. J'ai décidé que je n'allais pas me laisser décourager par une machine, aussi futée soit-elle.
Je vais préparer en douce quelques tranches de vie, quelques réflexions de ma philosophie à deux balles et vogue la galère.
Ma victoire sur l'informatique, en quelque sorte.

Hasta siempre
Par Paco Alambron - Publié dans : Techniblogueries
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