Chrono...

Avril 2006
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Retours...

Questions...

Vendredi 21 avril 2006
Il faut arrêter cette guerre avant qu'elle commence!

Rassurez vous, ce blog n'est pas en train de devenir exclusivement politique. C'est le monde qui le devient...

Selon Deubeulyou, l'Iraq produisait des armes de destruction massive.
L'Iraq à laissé tous les observateurs qui le souhatiaient observer à loisir, ils n'ont rien trouvé. L'Iraq a été envahi par l'amérique et ses pitoyables alliés, l'Iraq est occupé.
L'Iraq ne disposait que d'une armée de pacotille, édentée par un embargo de plus de 15 ans. Le déploiement théâtral des forces de la "coalition" Etats-Unienne n'a pas suffi à s'approprier durablement le pétrole tant convoité.
Ni d'ailleurs à installer une démocratie "made in USA" dans ce pays.
En revanche, il a permis de conduire à la mort près de 2500 jeunes américains (principalement issus des couches populaires), tués par la médiocrité de leur stratégie militaire.
Chapitre malheureusement clos.
L'Iraq n'est plus.
Selon Debeulyou, l'Iran veut produire des armes de destruction massive.
L'Iran laisse tous les observateurs qui le souhaitent  observer à loisir, ils n'ont rien trouvé.
Deubeulyou propose donc de lancer ses armes de destruction massive (chirurgicales et innoffensives pour la couche d'ozone) sur l'Iran à titre préventif.
Certes, les déclarations du président Mahmoud Ahmadinejad peuvent prêter à une légitime inquiétude.
A condition d'ignorer qui les prononce, et dans quel contexte!
Car l'Iran, qu'on le veuille ou non est une démocratie naissante.
Son peuple est jeune, moderne, instruit  et entreprenant.
Après des années d'une dictature savamment entretenue sur les cendres d'un empire déchu, le repli religieux fondamentaliste était une évidence historique. Mais il commence à s'estomper.
Les fondamentalistes n'ont plus la capacité de mobilisation qu'il avaient autrefois.
Il doivent maintenant composer avec une autorité civile qui cherche certes à s'en faire bien voir, mais tout en étant à l'écoute  d'un peuple plongé dans le doute et la pauvreté. Son seul choix est désormais un développement économique calqué sur les économies occidentales.
A commencer par l'indépendance énergétique. Et l'énergie nucléaire.
Car le fait d'être le second exportateur au monde ne met pas l'Iran à l'abri du besoin. L'Iran sait que le prix du baril monte et descend au gré du bon vouloir de la Maison Blanche, et qu'en 98, son élan économique a été brisé par la chute des cours. Son économie, trop dépendante du pétrole, est fragile.
Par ailleurs, l'Iran est conscient de la menace que fait peser l'impérialisme américain sur les pays producteurs de pétrole, et l'histoire à montré que les Etats-Unis ne se sont jamais attaqués à des pays en possession de l'arme atomique. Son besoin de sécurité peut donc apparaître légitime et ne doit en aucun cas être assimilé à priori à une volonté d'agression.
Même si le discours peut laisser croire le contraire.

Les propos du président Mahmoud Ahmadinejad lui sont dictés par l'autorité religieuse, à l'évidence.
Cependant pour une fois, et c'est nouveau, ce type discours n'est directement perceptible que par une population instruite (Il y a gros à parier que plus d'Iranniens sont capables de situer Israël sur une mappemonde que d'Américains!).
Et cette même population est parfaitement capable de comprendre que ce genre de discours cathartique ne correspond pas à un véritable appel à la violence, mais à la dénonciation d'une politique conquérante de l'état sioniste qui affecte directement les frères Palestiniens avec la complicité d'un occident mené par l'Amérique.
Le petit roquet se dresse sur ses pattes, réclame le respect et montre les dents. Fierté nationale oblige. L'absence de signification réelle de sa menace ne peut conduire qu'à le prendre pour un aimable (pas tant que ça) bouffon...

Car l'Iran est également un nain militaire!
Incapable de mobiliser plus de 600 000 hommes, c'est-à-dire de l'ordre des effectifs britanniques, et à peine deux fois plus qu'une France en cours de démilitarisation, ce n'est pas les images rabachées d'une armée de playmobils défilant dans un faste désuet qui peut entretenir l'illusion.
L'accession de l'Iran à l'arme nucléaire est une hypothèse.
Mais ce n'est pas l'emploi de termes abscons et dérisoires comme le décompte scrupuleux des fameuses "centrifugeuses" qui donne corps à cette hypothèse.
Développer un armement nucléaire tactique n'est pas aussi simple que d'essorer une salade.
Et quand bien même! Nous nous sommes habitués à l'idée que l'Inde et le Pakistan disposent désormais de cette armes, ainsi que d'autres nations non moins incontrôlables issues de l'ancien bloc soviétique..
Disposer de cette arme ne sous entend pas nécessairement l'intention de l'utiliser.
Jusqu'à preuve du contraire, seuls les américains l'ont utilisée en condition opérationnelle jusqu'à aujourd'hui. Ils se proposent d'ailleurs de recommencer!

Si une menace nucléaire pèse sur nos têtes, ce n'est pas d'Iran quelle provient, mais d'une Amérique en déclin, arogante et belliqueuse, prompte à nous défendre des ennemis qu'elle nous invente.

Il faut arrêter cette guerre avant qu'elle commence!
Cela pourrait bien être celle de trop...
Par Paco Alambron - Publié dans : A coeur et à cris
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 16 avril 2006
Aujourd'hui, c'est Pâques.

En tous cas, c'est Pâques pour les chrétiens occidentaux, ceux fidèles au calendrier grégorien.
Pour les orthodoxes juliens, ce sera le 23, et pour les juifs, c'était jeudi dernier, le 13 avril (15 nissan), même si la fête s'appelle Pessah.

L'histoire de cette fête est assez édifiante sur la valeur des symboles, et surtout sur la facilité avec laquelle les symboles mutent et se transforment, parfois sous la seule influence de l'orthographe!

Ce n'est d'ailleurs pas en soi un problème, mais il est intéressant de constater que si l'origine de certains symboles est facile à décrypter, d'autres en revanche ont suivi des parcours plus tortueux entre l'origine païenne, proche de la terre et des traditions bergères, et le symbole religieux plus intellectuel.

Etape N°1 (Fête païenne du peuple Hébreu, alors nomade)
La fête de l'agneau pascal remonte à la nuit des temps dans l'histoire du peuple Hébreu.
D' abord parce que ce c'est à ce moment (début du printemps) que naissent les agneaux. Quoi de plus normal donc que de fêter le renouveau en consommant le "produit du terroir".
Une petite valuer symbolique toutefois, mais très païenne: comme le sang ne doit pas être consommé, on en décore le pourtour des portes, ce qui a pour effet de protéger des mauvais sorts (la couleur rouge assumera plus tard ce rôle). Voila donc pour la relation définitivement installée entre Pâques, le sang et l'agneau.
Associée à cela, une fête distincte célèbre la moisson (donc beaucoup plus tard), en consommant à la hâte le premier pain (donc non levé, faute de temps), la fête Hag Ha-Matsoth.

Etape N°2 (Fête commémorative du peuple Hébreu)
Selon l'histoire, le peuple Hébreu est retenu en esclavage par les Egyptiens.
Une sédition se prépare, qui donnera lieu à l'Exode (ἔξοδος  en grec signifie "sortie")
Quel meilleur moment que la fête de Pessah, au cours de laquelle le peuple Hébreu se rassemble.
C'est à ce moment que la fête prend le nom de Pessah, ou plutôt Hag Ha-Pessah, la Pâque juive (sans s), Pessah signifiant en effet "le passage". C'est la traversée de la mer Rouge qui sépare le pays de la servitude de la terre promise. C'est le passage de l'esclavage à la liberté.
A ce stade, la signification religieuse n'est pas évidente et l'on penserait plus à une fête civile commémorant l'indépendance d'un peuple.
Les symboles survivront à ce détournement d'objet. L'agneau de vient signe de reconnaissance (son sang à permis d'oindre les murs juifs et d'éviter le 10ème fléau), et le pain azyme commémore la dèche qui a suivi la traversée de la mer Rouge.
Beau rétablissement.
Les symboles païens prennent enfin une tournure religieuse:  dans la Torah, Dieu annonce le dizième fléau qui allait frapper les Egyptiens : le sang autour des portes était le signe qui allait lui permettre de reconnaître et d'épargner les Hébreux.
        "Le sang vous servira de signe, sur les maisons où vous serez. je verrai le sang. Je passerai par-dessus vous et le fléau destructeur ne vous atteindra pas quand je frapperai le pays d'Egypte. Ce jour-là vous servira de mémorial. (Exode XII, 13)"

Etape N°3 (Fête chrétienne religieuse)
Jésus est juif. Quoi de plus naturel qu'il célèbre la fête de Pessah, et notamment par un pélerinage à Jérusalem.
Il fête donc normalement la Pâque en compagnie de ses coréligionaires, ce qui laisse entendre clairement que la Cène n'est autre que le Sédèr, le repas rituel qui ouvre les fêtes de Pessah, et le vin n'est autre que la Coss 'Eliyahou, la coupe d'Elie, conservée symboliquement comme offrande pendant le Sédèr.
Ce n'est que quelques jours plus tard, malgré ce qu'en disent les évangiles, qu'il sera jugé et crucifié. Ce ne serait d'aileurs pas la première fois que les évangilent brutalisent la chronologie et se contredisent.
Reste à adapter les symboles! Les auteurs des premiers récits chrétiens n'ont pas beaucoup de mal: l'agneau de Dieu n'est autre que l'agneau de Pessah, auquel on donne une valeur symbolique en rapport avec l'apparente passivité de Jésus devant la condamnation romaine.
Le pain et le vin (symbole de l'eucharistie) sont déjà les deux ingrédients de la Pâque juive. Leur valeur symbolique est toute trouvée pour la religion à naître!

Une orthographe fautive
Pessah est traduit par les grecs Πάσχα, qui se prononcerait plus tard adapté en latin  Pascha.
D'ailleurs, deux mots distincts et pratiquement homophones existent, qui comme par hasard ont tous deux trait à l'agneau:
paschalis  : relatif à Pâques
pascalis : qu'on fait paître, du verbe pasco
De nos jours, c'est l'adjectif pascal qui désigne les fêtes relatives à Pâques, alors que ce devrait être paschal.
Par Paco Alambron - Publié dans : Croire ou savoir
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 15 avril 2006
Depuis que j'en avais entendu parler, je n'étais jamais tombé dessus. Il faut dire que je regarde peu la télévision, et encore moins la pub.
Un spot télé pour la Prévention Routière n'est donc pas le meilleur moyen de m'atteindre.
Aujourd'hui, je viens de découvrir le spot de la dernière campagne pour le respect des limitations de vitesse.

Il est caricatural, brutal, inutile et probablement contreproductif.

Caricatural, d'abord parce que le pitch est trop simpliste pour être crédible. Malgré le fait que la voix d'enfant est là pour faire monter le pathos, l'enchaînement est ridicule et conduit à un effet comique. Car l'humour noir n'est même pas absent, ce qui est vraissemblablement aux antipodes de l'effet attendu.
Un fois dépassée la manipulation affective, on peut éventuellement rire de bon coeur puisqu'à l'évidence il s'agit d'une fiction.
Même la construction du clip, avec une chute inattendue et surprenante, évoque le gag ce qui le range inévitablement du coté des "bonnes blagues".

Brutal, ensuit,  pour des enfants installés devant la télévision aux heures de grande écoute ou passe ce clip, l'effet peut être parfaitement traumatisant s'il ne perçoit pas immédiatement qu'il s'agit d'une mise en scène. Avec tout le battage que l'on nous fait sur la violence à l'écran, les pouvoir publics devraient montrer l'exemple.

Inutile parce basé sur une situation que les conducteurs ne peuvent pas s'approprier.
La première voiture est sur le toit sans raison apparente. La route est visiblement droite, le virage (modéré à première vue) n'a pas encore été abordé, il n'y a aucun autre véhicule impliqué, rien n'évoque une possible collision, en dehors des débris étalés autour du véhicule. Aucun conducteur ne peut raisonnablement considérer ce risque comme probable, ce qui serait pourtant nécessaire pour adhérer au propos de ce clip.
Cette situation accréditerait donc l'idée qu'une vitesse excessive soit de nature  à provoquer le retournement du véhicule sans toutefois oser suggérer une déficience dudit véhicule.
Le second véhicule circule visiblement à une vitesse modérée. Sa trajectoire est droite. Il fait jour, la visibilité est bonne. On ne comprend alors pas pourquoi il ne fait rien pour éviter le véhicule accidenté qu'il a du voir de très loin ? (Aucune trace de freinage n'est visible sur la photo ci-dessus!)
 Encore une fois, aucune mention à l'existence de dispositifs de sécurité active comme l'ABS, largement répandu y compris en série sur les véhicules modernes.

Haro sur la vitesse donc, dans une situation où l'on comprend mal de quoi elle est responsable.
Cet acharnement représente à mon avis une bien mauvaise pédagogie puisqu'il ne fait que rendre plus évidentes encore les autres causes d'accident, comme le mauvais état d'entretien des routes ou l'absence de signalisation de sécurité dans certains endroits. D'ailleurs, cela semblerait être le cas de l'endroit ou se situe l'action de ce clip.
Par Paco Alambron - Publié dans : Les feux de l'actu
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Contact - C.G.U. - Signaler un abus