Samedi 27 août 2005
Ce blog avait un double but.
Tenir un blog, d'abord.
Puis étudier d'une façon générale le fonctionnement des blogs.
Dans mon monde professionnel, ce phénomène est devenu trop important pour que l'on ne garde pas un oeil dessus. Qui sait si un jour je n'aurai pas à gérer un système de blogs pour l'un ou l'autre de mes clients?

Aujourd'hui, et je ne sais pas depuis combien de temps, les galeries de photos ne fonctionnent plus!
Je sais bien que la prestation est gratuite, mais doit-on nécessairement accepter que gratuité soit synonyme de médocrité ?
Dans les forums, juste une ou deux remarques et la réponse habituelle du staff: une opération de maintenance! On risque pas de passer à coté. Chez eux, la maintenance est toujours à vue, et on la voit bien! Cool. Heureusement, on risque pas de s'écraser au sol, parce que dans le cas contraire, je regretterais de m'être embarqué dans cette aventure risible.

Le pire, c'est que tout fonctionne comme ça à présent. Chaque intervention se traduit par une panne plus ou moins longue, chaque upgrade... A la longue, je me demande si tout le monde ne finit pas par trouver cela presque normal.
Combien de fois la SNCF s'est elle trouvée dans l'incapacité de prendre en compte les réservations par la faute de l'informatique? Probablement parce que quelqu'un avait tenté de corriger une simple faute d'orthographe dans un texte de présentation.
Les pannes de voiture ne sont elles pas plus fréquentes au sortir d'une révision?

Dans ma logique personnelle, la continuité du service prime. Il ne me viendra jamais à l'idée de faire une mise-à-jour ou une opération de maintenance à la hussarde, ni même de prendre le plus petit risque.
Certes, c'est une contrainte, mais je n'ai jamais vu une équipe de formule 1 changer une roue en roulant... Un arrêt au stand coûte du temps, mais c'est le moindre mal.
Il est pourtant tellement simple de tester ses mises à jour sur un serveur distinct de celui qui est en prod. Si ça marche rien ne prouve que la transposition au serveur de prod aura le même effet, mais au moins le risque est considérablement réduit.

Le fait que le service soit proposé gratuitement n'y change absolument rien.
Au vu de ces performances, il y a lieu de supposer que les prestations marchandes de cette société (celles dont ils vivent, donc!) sont à l'image de ses prestations gratuites.

Ridicule!

Hasta siempre
 
Par Paco Alambron - Publié dans : Techniblogueries
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Mardi 23 août 2005
Il est toujours étonnant de constater le pouvoir des chiffres, et surtout le fait qu'ils sont d'autant plus édifiants qu'ils ne correspondent à rien de connu!

Impossible de passer sous silence les années-lumière qui, comme presque tout le monde ne le sait pas, servent à mesurer des distances et non des durées contrairement à ce que pourrait laisser penser le terme "année".
Réputée infime au regard du "parsec", dont l'étendue défie l'entendement (alors même qu'il ne lui est que trois fois supérieur!), l'année-lumière est la distance parcourue par la lumière en une année, c'est à dire en 31.536.000 secondes. Au rythme de 300 000 kilomètres à la seconde, cela ne représente pas moins de 9.460.700.000.000.000 km.  On ne peut d'ailleurs prononcer correctement ce nombre que si on l'écrit en toutes lettres : neuf mille quatre cent soixante milliards de kilomètres.
Autant dire que cette distance n'a aucune signification pour un être humain dont la plus grande dimension dépasse à peine le mètre soixante dix.
Pourtant,  quel journaliste hésitera avant d'employer cette unité qui ne donnera rien d'autre que l'étendue de son ignorance, surtout lorsqu'il se trompera en toute innocence de plusieurs puissances de dix. Ce qui d'ailleurs, avouons-le, n'a aucune importance.

La mesure des durées n'échappe pas non plus à cette inflation.
Qui ne se souvient pas de l'intrusion dans nos vie de la petite Lucy. Lointaine ancêtre australopithèque (peut-être), elle vécut si l'on en croit les paléonthologues il y a  3 ou 4 millions d'années. L'incertitude d'ailleurs défie l'imagination, puisqu'à un million d'années près, on n'en sait pas grand chose.
Pourtant, combien de fois nous a t-on infligé de telles dates, entre le big bang situé il y a quelque 17 milliards d'années, la création du système solaire jeune de 4,5 milliards d'années, pour finir avec la disparition des dynosaures il y a moins de 65 millions d'années.
Que peuvent signifier ces chiffres pour une pauvre créature dont la durée de vie n'excèdera que rarement 80 ans?
Qui se soucie de nous donner le moindre élément de comparaison?
Une fois de plus, il est certaines informations qui n'en sont pas puisque notre imagination est parfaitement incapable de les rattacher à quoique ce soit de connu.

Plus proche de nous, mais tout aussi inutile, entendu ce matin à la radio, le bilan provisoire des incendies au Portugal. Le journaliste de RMC Info interroge une interlocutrice, dont la qualité n'est d'ailleurs pas précisée, et lui fait répéter à plusieurs reprises  l'étendue des  dégats (dont elle igonre tout, puisqu'elle l'a probablement lu dans la presse!):  135 000 hectares détruites. Combien? 135 000 hectares... Et donc? Et le journaliste de répéter à son tour inlassablement ce nombre.
Le Nouvel Obs annonce dans ses colonnes "plus de 140.000 hectares depuis le début de l'été" , alors que le Monde s'en tient à  "plus de 135 000 depuis le 1er janvier, selon les chiffres officiels".
On notera tout d'abord que ces deux informations (mais sont-ce des informations?) sont contradictoires.  D'ailleurs, l'AFP annonce dans une récente dépêche "plus de 362.000 hectares de forêts et de brousailles en huit mois". Rien moins que le triple!

On ne s'étonnera pas non plus de voir que les deux évaluations commencent par "plus de"... Cela ne veut pas dire que les chiffres estimés sont supérieurs à ce qui est écrit. Il aurait suffit dans ce cas de donner le chiffre exact. Non! Cela veut tout simple dire :"Est-ce que vous vous rendez compte de ce que cela représente?". Pure figure de style.

Pourquoi cette information est-elle à ce point fallacieuse?
Parce qu'elle ne donne justement aucune information, c'est à dire qu'elle ne permet absolument pas à notre esprit de se représenter ce dont il s'agit.

Tout d'abord, notre esprit n'est pas habitué à manipuler courament des quantités supérieures à quelques milliers. Au-delà, rien plus n'existe. J'en veux pour preuve l'évaluation du nombre de personnes présentes dans une manifestation: de quelques milliers à plus d'un million, personne n'est capable de se prononcer. D'où la formule consacrée "selon la police...selon les organisateurs..."

Ensuite, parce que l'hectare n'est pas une mesure courante pour le commun des mortels. Si un agriculteur parvient à concevoir cette dimension simplement en référence à la terre qu'il cultive, le citadin, quant à lui, ignore parfaitement ce que cela représente.  D'ailleurs, le terme lui même est trompeur. Si "hecto" fait incontestablement penser à "cent", tout le monde ou presque imagine une hectare d'à peine 100 mètres carrés, alors même qu'elle en compte allègrement dix mille. Après tout, un hectolitre n'est-il pas équivalent à une centaine de litres?

Enfin, parce que 135 000 hectares est une superficie que rien ne nous permet d'évaluer, ne serait-ce que vaguement.
Quelle est la superficie du Portugal?
N'importe quelle encyclopédie vous apportera la réponse : 92 082 km². Il est en effet très courant d'exprimer les superficies en kilomètres carrés.
Et alors? Que représentent 135 000 hectares par rapport à 92 082 km² ?
Mais à ce stade là qui s'en soucie.
Il nous suffit de savoir que c'est beaucoup. Que c'est d'ailleurs exceptionnel puisque les journalistes se plaisent à répéter ce nombre insensé comme s'il avait le pouvoir magique de parler par lui même et de ne réclamer aucune autre explication.

Indiscutablement la presse sert à peu près à tout... sauf à nous informer!

Au fait, saviez-vous qu'un nanosiècle équivaut à peut près à Pi secondes? Etonnant, non?

Hasta siempre
 
Par Paco Alambron - Publié dans : A coeur et à cris
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Vendredi 19 août 2005
Justice pour les patrons

"Il n'y a de classe dirigeante que courageuse.

A toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l'acceptation consciente du risque.

Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer

Est respecté celui qui, volontairement, accomplit pour les autres des actes difficiles ou dangereux.

Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité, en prenant pour soi les dangers.

Le courage, pour l'entrepreneur, c'est l'esprit de l'entreprise et le refus de recourir à l'Etat;
pour le technicien, c'est le refus de transiger avec la qualité;
pour le directeur du personnel ou le directeur de l'usine, c'est la défense de la maison;
c'est dans la maison, la défense de l'autorité et, avec elle, celle de la discipline et de l'ordre...

Non, en vérité, le patronat, tel que la société actuelle le fait, n'est pas une condition enviable.
Et ce n'est pas avec les sentiments de colère et de convoitise que les hommes devraient se regarder les uns les autres, mais avec une sorte de pitié réciproque qui serait peut-être le prélude de la justice!"

Jean Jaurès
le 28 mai 1890
dans "La Dépèche de Toulouse".
Que n'a-t-il été entendu!
Ce texte, découvert au hasard d'une visite, imprimé sur un vélin de qualité, trône dans mon bureau pour me rappeler tous les jours qui je suis et ou je vais.
Mais que la route est longue et semée d'embûches....

Hasta siempre


 
Par Paco Alambron - Publié dans : Histrombinoscopie
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Mercredi 17 août 2005
4 en 2 semaines.

Certes, les mois de juillet et d'août ont toujours été propices à ce genre d'événements. 

Non pas qu'il y ait une raison pour qu'il y en ait plus en été. Encore que!

Il y a plus d'un siècle, c'est déjà en août qu'Otto Lilienthal meurt après s'être écrasé avec son planeur, le 10 août 1896, au bout de son 2500e vol. De plus, sur les 28 accidents les plus meurtirers de ces 80 dernières années, 12 ont eu lieu en juillet ou en août. Mais un exament attentif de la liste des catastrophes aériennes permet de constater que tous les mois de l'année sont également propices.

Pourquoi alors cette impression persistante que l'été est la saison des catastrophes?
Surtout parce que les média n'ont pas grand chose à raconter. Une fois accomplie la noble mission de nous informer sur les conditions de circulation (dont on s'étonnera au passage qu'elles n'aient que très peu de rapport avec la réalité du terrain), la météo (même remarque en général), la sécheresse (récurente), les diverses augmentations (c'est le moment ou jamais), il reste une bonne demi-heure de JT à meubler.
Quand on a un peu de chance, un sérial killer se livre à ses coupables exploits, un tremblement de terre rase... rien du tout, parce que c'est au japon, et qu'ils en ont sacrément l'habitude, une navette spatiale périmée atterrit au retour d'une mission complètement quelconque dans une débauche de pathos enflammé, des athlètes gonflés aux stéroïdes parcourent l'écran à pied ou en vélo et ramènent  quelques modestes trophées.
Sinon, rien.

Quoi de mieux qu'un bon accident d'avion pour étoffer un JT anémié par les vacances de nos bons politiques. Quelques spéculations béotiennes, l'interview d'un commandant de bord retraité qu'il faudra interrompre sauvagement après dix minutes de balourdises, une bonne dose d'images d'archives et le tour est joué.  Voilà une édition bouclée à peu de frais.
Certes, la disparition soudaine d'une centaine ou plus de touristes innocents mérite d'être relatée avec l'émotion qui convient à ce genre de funestes circonstances, mais au dela de ça? Qu'est ce qui motive ce besoin de nous rabacher chaque fois les mêmes poncifs, sur les boîtes noires qui sont oranges (si, si, ils ont encore osé!), l'avion qui est, malgré ce qui vient de se produire, le moyen de transport le plus sur du monde, chiffres à l'appui. Pourquoi ose-t-on encore nous infliger les incessantes supputations journalistiques: attentat ou accident, défaillance ou erreur de pilotage? Moins on en sait plus ont en dit. Lorsque toutes les hypothèses sont ouvertes, autant les développer toutes: ça meuble.
Un idée me vient à l'esprit. Ne s'agirait-il pas une fois de plus d'entretenir cette bonne vieille peur qui nous fait tenir tranquilles? Profitez de vos vacances, mais n'oubliez jamais qu'une épée de Damoclès est pendue au dessus de vos têtes. Surement un peu de ça.
A final, 35% des français (interrogés, cela va sans dire), ont peur en avion. Bon! Moi, je ne les avais pas attendus.  Cela ne doit pas nous empêcher de nous esbaudir sur le fait que l'Airbus A380 pourra bientôt transporter près de 700 passagers à plus de 40 000 pieds d'altitude... et retour. Sans commentaires.

Pourquoi ne pas évoquer plus pertinemment que toutes les dernières catastrophes aériennes concernent majoritairement des petites compagnies, les plus souvent de charter, dont les appareils parfois vétustes ne sont entretenus qu'à la mesure de la faible rentabilité que leur impose une course aux tarifs effrénée.
Pourquoi ne pas nous informer vraiment sur les conséquences de la dérégulation du trafic aérien, aux Etats -Unis d'abord, puis en Europe.
 
Il y a vraiment de quoi avoir peur. Les limites de sécurité (ou d'insécurité) on été atteintes, voire dépassées. A l'instar des pétroliers, des minéraliers ou des ferry-boats qui naviguent désormais dans des conditions de précarité plus qu'évidentes, les avions  de ligne volent désormais dans des conditions de sécurité très insuffisantes. Car au delà des catastrophes, il y aurait lieu de se pencher un peu sérieusement sur la multitude de petits incidents techniques qui occasionnent quotidiennement  retards et annulations... La course aux profits n'est décidément pas compatible avec la sécurité.

Car il n'y a aucune magie dans tout cela.
Ou plutôt, la magie s'est estompée. Un avion n'est rien d'autre qu'une machine. Comme toutes les autres machines, elle s'use, elle a des pannes... Et elle en a d'autant plus qu'elle n'est pas entretenue. Que l'on arrête de nous bassiner avec le mythe du "pilote" omnipotent et omniscient. Le pilote n'est rien d'autre qu'un conducteur. Un peu mieux formé, un peu plus autonome, mais un conducteur. Et lorsque la machine défaille, il n'a pas de remède.

Il n'y a pas non plus de "fatalité".
Lorsqu'une strcucture comme l'aile d'un avion, son train d'atterrisage ou ses réacteurs subit des heures durant des contraintes élevées, il n'y a pas de fatalité, mais des comportements mécaniques prévisibles, modélisables, chiffrables. C'est ce que dit la science.
Et pour éviter l'irrémédiable, il y a une méthode. Cela s'appelle la maintenance préventive. Peut-être conviendrait-il de ne jamais l'oublier.

Pour en revenir à l'Airbus 380....

...et puis non! De fois que ça lui porterait malheur.

Hasta siempre
 
Par Paco Alambron - Publié dans : A coeur et à cris
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Mardi 9 août 2005
Tout va bien

Après quelques jours d'agacement, je reviens sur mon blog à moi, et surprise!
Tout fonctionne merveilleusement.
Le téléchargement des images fonctionne, les galeries de photos fonctionnent...
Un petit tour sur le forum finit de me convaincre que tout va bien puisque à défaut de débattre de questions pertinentes les grossièretés inévitables on refait leur apparition.

Bravo donc au "staff" qui a fini par débusquer les bugs!

Hasta siempre.
Par Paco Alambron - Publié dans : Techniblogueries
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Mardi 9 août 2005
C’était il y a une quinzaine d’années.
Je parcourais alors le monde pour le compte d’un grand groupe sidérurgique français. Nous étions au Mexique, moi en tant que « spécialiste » de la technique d’aciérie, accompagné de mon binôme commercial. Nous nous rendions dans une usine sidérurgique au nord du Mexique, en compagnie de notre agent mexicain Carlos. Nous faisions cette route assez régulièrement dans ces années là, peut-être 3 à 4 fois par an.

Vous devrez vous contenter d’imaginer la scène : une Chevrolet Caprice modèle 1987 noire immatriculée à Mexico City, entre Monterrey et Monclova, dans le département du Nuevo Leon ou de Coahuila. Le décor rappelle tout à fait celui des grands westerns américains des années soixante : désert brulant et craquelé peuplé uniquement de serpents et d’araignées, pour seule végétation des cactus à perte de vue, sur fond de mésas rouge-orangé. La route droite et rectiligne à perte de vue, noyée dans un perpétuel mirage ondoyant. Aucun autre véhicule depuis des heures, dans un sens comme dans l’autre. La radio égrène la sempiternelle « road music ».

Soudain, une silhouette lointaine apparaît dans nos rétroviseurs, noyée dans un nuage de poussière. Elle se rapproche terriblement vite et nous l’identifions rapidement comme une moto. Et même comme un motard de la police.
Arrivé à notre hauteur, sirène hurlante, il nous fait signe de stopper et de nous ranger au bord de la route. Sa main droite posée sur la crosse d’un monstrueux pistolet chromé nous invite à suivre son conseil.

Il est impressionnant.
Moustache gominée d’une envergure invraissemblable, casque bicolore noir et argent, façon police américaine, bottes de cuir jusqu’au genou, uniforme un poil trop petit tendu à craquer qui met en valeur ses pectoraux de leveur de fonte, des poches et des décorations d’un bord à l’autre de sa poitrine de bûcheron. Aucun regard ne se devine derrière ses Ray Ban opaques qui ne nous renvoient que notre propre image. La moto n’est pas moins pittoresque : Harley blanche, un rien de poussière rouge sur les chromes rutilants.

Tout droit sorti d’un film !

L’air pas commode avec ça.

- ¡Señores, circulan a una velocidad excesiva
- ¡Pero, somos solamente a 55 millas a la hora! ¿Cuál es la velocidad límite?
- No es importante. Les digo que su velocidad es demasiado elevada. Deben darme 20.000 pesos, o 150 dólares.
- ¿Qué pasará si nos negamos a pagar?
- ¡Deberé conducirles en prisión!

(excusez mon espagnol ! Déjà limite à l’époque, il ne s’est pas amélioré.)

Bref conciliabule à bord du véhicule. Résumons-nous: nous ne roulions pas trop vite, pas un radar à l’horizon, et pourtant, il n’a pas l’air de plaisanter. Quant aux prisons mexicaines, il doit être beaucoup plus facile d’y entrer que d’en ressortir.
Carlos nous conseille de payer, et plutôt en dollars, ce qui nous permettra de négocier une petite ristourne. En effet, après quelques minutes, nous tombons d’accord sur un montant de 100 dollars.

- ¿Pueden tener un recibo?
- Si quieren un recibo, deben reclamarlo al puesto de policía de Monterrey. 

Pas de témoins, pas de reçu. Le tout n’a duré que quelques minutes. Sitôt empoché notre « amende » dans une de ses poches de poitrine, il enfourche sa monture et disparaît rapidement à l’horizon dans son nuage de poussière.

Eclat de rire général à bord de la Chevrolet. Après la tension de ces cinq dernières minutes, l’incertitude fait place au soulagement.
Carlos nous explique que c’est assez courant dans la région. Les flics sont assez mal payés et les petits trafics ne suffisant pas à arrondir suffisamment leurs fins de mois, ils rançonnent les automobilistes. Un uniforme et une arme sont en général assez convaincants.

C’était au Mexique, il y a 15 ans.
Il n’y a aucune chance que cela puisse se produire en France de nos jours.

J’espère…

Hasta siempre.
Par Paco Alambron - Publié dans : Once upon a time
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