Dimanche 13 août 2006
Après une longue période de films d'aventure, de grandes épopées antiques (Troy, Alexander...), médiévales (King Arthur, Kingdoms of Heaven...) ou post-modernes (Sin City, Kill Bill...), les dernières sorties DVD (en tous cas celles qui ont attiré mon attention) s'inscrivent dans le politiquement incorrect.

Il était temps!

Collision décrit sans complaisance mais sans hypocrisie la difficulté des relations inter-ethniques aux Etats-Unis, ne propose aucune morale et laisse le spectateur tout à son interprétation.
Jarhead, dans un style qui n'est pas sans rappeler Full Metal Jacket, ou Platoon, revisite la première guerre du Golfe à travers les yeux d'un jeune Marine sans autre parti pris que l'inutilité d'un tel engagement et l'absurdité de la guerre.
Lord of War décortique les mécanismes et les responsabilités dans le traffic d'armes légères issu de l'après Guerre Froide, avec une vraissemblable objectivité qui donne à ce film des allures de documentaire.


Trois enterrements raconte le parcours d'un homme ordinaire entre le sud des Etats Unis et le Mexique pour raccompagner dans sa dernière demeure un ami immigré clandestin tué par la stupidité et l'exclusion.
History of Violence, bien que plus romancé que les précédents raconte une fois de plus l'histoire d'une amérique violente et amorale.
The Constant Gardener aborde le sujet de l'expérimentation pharmaceutique sur les populations africaines, la compromission des gouvernements et l'impossible lutte des ONG face aux intérêts commerciaux.

Certes, tout cela n'est pas véritablement distrayant.
Mais en ces temps troublés où de multiples questions se posent sur l'avenir de notre civilisation, il n'est pas inutile de poser ce genre de jalons.
E
spérons seulement qu'il ne s'agit pas encore de supercheries. Ce ne serait pas la première fois...
Mais je préfère croire que le septième art à encore un rôle militant, et qu'il le joue!

Par Paco Alambron - Publié dans : 25 images/seconde
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Samedi 12 août 2006
J'attendais avec une impatience certaine le 3ème avatar des aventures du gorille géant amoureux de la belle blonde...

L'idée de voir Naomi Watts succéder à Jessica Lange (1976) et à Fay Wray (1933) était certes un moteur puissant, mais pas autant que de voir un Kong computer-graphics succèder au un Kong animatronics, lui même descendant d'une peluche grotesque.
L'éblouissement d'un Lord of the Rings légendaire me donnait une confiance aveugle en Peter Jackson, bien que la différence notable entre ces deux univers soit un réel sujet d'inquiétude.



Le DVD enfin disponible, j'en fis donc une acquisition empressée, d'autant plus que les bandes-annonces et les diverses critiques ne laissaient aucun doute sur la stature de chef-d'oeuvre de ce film.

Que dire?

Décu!

Les effets spéciaux sont magnifiques, mais pas plus que ceux de Jurassic Parc, dont on retrouve très étrangement des créatures dont l'inutilité dans cette histoire est plus qu'évidente.
D'ailleurs, le cinéma nous a habitué à de telles prouesses d'effets spéciaux ou de computer-graphics que ce n'est même plus une surprise.
Bien entendu, comme dans les deux versions précédentes mais avec plus de facilté compte tenu de l'expressivité du gorille numérique, l'émotion est au rendez-vous dans cette histoire d'amour king-size.

Mais l'impression qui reste à la fin du film est un sentiment de....  ...too much !
Par Paco Alambron - Publié dans : 25 images/seconde
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Vendredi 11 août 2006
Je ne vais que très rarement au cinéma!
Les raisons sont nombreuses.

Le manque de temps d'abord...
Lorsque je prends enfin le risque de me hasarder à la séance de 21H30 dans le multiplex du coin, mon quasi-demi-siècle d'existence se rappelle péniblement à moi en me plongeant dans un sommeil très inopportun au milieu du film...

Le prix exhorbitant des places, ensuite...
Loin de moi l'idée de ne pas rémunérer correctement les artistes du septième art.
Mais plus de 8 euros pour une heure et demi de consultation d'une oeuvre (pas toujours un chef-d'oeuvre) enregistrée:  j'ai un peu de mal à trouver cet échange équitable.

L'absence de confort des salles...
Bien que le multiplex le plus proche soit d'un niveau supérieur à la moyenne, le fait de rester assis sans bouger dans un espace restreint, un peu comme un siège de classe touriste dans un long courrier, est un exercice que peu de films me rendent supportable.

L'impossibilité de voir les films en V.O. sans sous-titres...
Un essai infructueux dans une pourtant grande salle parisienne, il y a des années, m'a convaincu que la présence de sous-titres approximatifs en bas de l'écran n'était pas supportable.

Aussi, doté d'un équipement convenable (écran de 54 pouces, son dolby stéréo 5.1), je choisis régulièrement d'attendre la sortie du DVD pour voir enfin des films dont tout le monde ne parle plus, ce qui finalement est un avantage.
Tarif élevé certes, mais supportable, VO sans sous-titres à volonté, possibilité de visionner en plusieurs fois de part et d'autre d'une sieste involontaire, confort douillet de mon petit intérieur, commentaires du réalisateur, bonus, director's cut, ... etc...

Ceci expliquera sans doute que mes commentaires futurs dans cette rubriques seront très décalés de l'actualité cinématographique.
Mais qu'importe. Les grandes oeuvres sont éternelles, non?
Par Paco Alambron - Publié dans : 25 images/seconde
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