Vendredi 9 septembre 2005
J'avais prévu une suite à mon article précédent sur ce sujet, et finalement, quelqu'un d'autre que moi prend la relève! Pourquoi ne pas laisser la parole à ceux qui la méritent, et qui la prennent d'ailleurs sans violence et sans exagération. Je n'aurais pas écrit mieux!
Sur son site www.michaelmoore.com, le trublion publie ainsi une lettre ouverte incendiaire à l'attention du Président américain :

"Cher monsieur Bush, auriez-vous une idée de l'endroit où se trouvent tous nos hélicoptères ? Des milliers de gens restent en rade à La Nouvelle-Orléans et auraient besoin d'être secourus par les airs. Où diable avez-vous pu égarer tous nos hélicoptères militaires ? Avez-vous besoin d'aide pour les retrouver ? Une fois, j'ai perdu ma voiture dans un parking, et je sais que c'est pas marrant. (...)
Et les soldats de la Garde nationale, vous sauriez où ils se trouvent ? Ils pourraient vraiment nous être utiles dans le cadre du type de catastrophe nationale pour lesquelles ils ont précisément été formés. (...)
J'ai également beaucoup aimé, le lendemain du passage du cyclone, le fait que vous ne soyez pas venu en Louisiane et que vous ayez préféré vous envoler vers San Diego faire la fête avec vos partenaires commerciaux. Ne laissez personne vous critiquer pour ça : après tout, que pouviez-vous faire, mettre le doigt dans la brèche des digues ? (...)
Et n'écoutez pas ceux qui dans les prochains jours vous reprocherons d'avoir coupé pour la troisième année consécutives les budgets d'entretien des digues de la Nouvelle-Orléans. Dites-leur que même si vous aviez pu débloquer ces fonds, il n'y aurait pas eu assez d'ingénieurs disponibles pour les réparer dans la mesure où vous aviez pour eux une mission plus importante : construire la démocratie en Irak. (...)
Ce n'est pas votre faute si 30 % des habitants de la Nouvelle-Orléans vivent dans la pauvreté et que des dizaines de milliers d'entre eux n'ont aucun moyen de transport pour quitter la ville. Bon, c'est vrai qu'ils sont noirs ! Je veux dire, c'est pas comme si ça s'était passé à Kennebunkport. Vous imaginez, laisser des blancs sur leurs toits pendant cinq jours ? Ne me faîtes pas rire, les histoires de couleur de peau n'ont rien, mais alors vraiment rien, à voir dans tout ça. (...) Accrochez vous M. Bush. Essayez de nous trouver quelques uns de nos hélicos militaires et de les envoyer sur place. Et faites comme si ces gens, à La Nouvelle-Orléans et sur la côte se trouvaient près de Tikrit"
.
 
Par Paco Alambron - Publié dans : A coeur et à cris
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 3 septembre 2005
Depuis de nombreux mois, je ne m'intéressais plus aux news en provenance des U.S.A.

Tout n'y est que mensonge et manipulation et ne mérite même plus le regard vague que l'on pourrait y porter en se disant que l'on doit bien ça aux millions d'américains "normaux" qui n'y sont pour rien. Sauf qu'ils y sont forcément pour quelque chose. On ne peut pas se prétendre la "plus grande démocratie du Monde", prête à donner des leçons à tous, et admettre qu'une grande partie de la population n'a pas voix au chapitre!
De la ré-élection de Georges W. Bush à  la relaxe attendue de Michael Jackson en passant par un Grand Prix de F1 de Daytona à 4 concurrents ou l'atterissage tragico-banal d'une navette en mal d'admirateurs, plus rien ne s'inscrit dans le cadre normal des choses prévues et prévisibles...

Sauf la météo...!

Katrina n'a rien d'exceptionnel en soit. Des cyclones tropicaux qui remontent jusqu'à ces contrées sans avoir rencontré d'obstacle pour l'affaiblir et par conséquent dans une forme olympique, il y en a déjà eu et il y en aura d'autres!
C'est un phénomène naturel, qui ne doit rien au réchauffement de la planètre. D'ailleurs, si comme on nous le prédit la planète se réchauffe jusqu'à perdre ses calottes polaires et désamorcer ses courants océaniques, les cyclones tropicaux devraient cesser tout à fait, remplacés par une éternelle mousson, ce qui ne serait pas forcément beaucoup mieux.

La catastrohe "humanitaire"...
Parenthèse...
J'aime tout particulièrement le terme journalistique de "catastrophe humanitaire", car il ne veut absolument rien dire.
Humanitaire signifie (plus ou moins) "en faveur d'être humains". Ainsi, l'aide peut-être humanitaire, tout comme l'action ou le discours mais, décidement, une catastrophe ne le peut pas! A la limite, elle serait même plutôt "anti-humanitaire".
Bref, la catastrophe qui vient de frapper les populations pauvres et démunies de Louisiane et du Mississipi était prévisible.
D'ailleurs, elle était prévue.
Et la rupture des digues insuffisantes qui protègent la ville de la Nouvelle Orléans, dont une grande partie des environs est batie au dessous du niveau de la mer, était annoncée et décrite depuis plus de d'une semaine.
Depuis que l'on savait que Katrina se dirigeait sans faiblir vers le nord-ouest et s'apprêtait à aborder les cotes américaines.
Tout le monde le savait, donc, sauf Georges Bush.
Georges Bush, dont l'indifférence aux événements aura, je l'espère, éclairé le monde sur sa vraie nature déclarait d'ailleurs : "Il n'était pas possible d'anticiper la rupture des digues...".


A suivre...



Courage les gars, plus que trois ans!

Hasta siempre



 
Par Paco Alambron - Publié dans : A coeur et à cris
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Contact - C.G.U. - Signaler un abus