Dimanche 14 octobre 2007
Voici quelques semaines, j'étais gonflé à bloc, et muni de ma carte orange toute neuve, je me voyais faire un come-back en politique. Pas président de la République, bien sûr. Mais un petit poste de conseiller municipal, ou d'Adjoint au Maire, comme au bon vieux temps, m'aurait largement satisfait. Pas pour l'attrait du pouvoir, parce que l'ayant déjà accompli une fois, je sais la somme d'emmerdements que procure ce genre d'implication, le coût financier, la fatigue, le stress, les déceptions... pour une bien maigre récompense. Mais pour le plaisir que procure l'exercice de la démocratie, la gestion des deniers publics de la commune au mieux des intérêts de chacun, la mise en place d'une vraie solidarité, toutes choses que je ne faisais pas trop mal là première fois et qui finissent par me manquer, j'aurais volontiers remis le couvert...
Puis hier, j'ai pris un coup sur la tête!
Au figuré, bien entendu. Personne ne s'est avisé de me frapper. Mais plutôt, la réalité m'a agressé.
La réalité du pays dans lequel je vis et de ses habitants. La réalité de toute les vérités que l'on ne dit pas et qui n'arrivent pas à ébranler les mensonges qu'on dit.
Et là, tout d'un coup, je me suis rendu compte que je ne faisais pas le poids. D'une façon inattendue...
Je me rendais aux services techniques municipaux, pour me procurer des sacs en papier biodégradables destinés au recyclage des déchets verts.
La circulation était particulièrement dense pour un samedi matin, et le nombre de voitures garées sur les trottoirs avait de quoi surprendre. Néanmoins, je ne me suis pas posé de questions, et j'ai hâtivement et inconsciemment conclu à une quelconque brocante, ou à quelque manifestation liée à l'opération Sciences en Fête. En tous cas, dans ce secteur peu urbanisé de la commune, entre le LEP et le Stade, ce stationnement sauvage ne posait pas de réel problème, et tout me semblait normal. Et d'ailleurs, je me suis garé moi aussi à cheval sur le trottoir, sachant que mon arrêt serait de courte durée.
Deux autres personnes attendaient l'ouverture du CTM, pour se procurer les mêmes sacs. Une dame, BCBG mais sans excès, entre quadra et quinca, look mère de famille, peut-être même déjà grand-mère. Un homme sympathique, dans les mêmes âges, souriant et avenant... Bref, deux fleurons de l'électorat centre-gauche qui peuple nos banlieues-dortoirs. Des gens dont on n'attend aucun héroïsme, mais aucune bassesse non plus.
L'employé municipal finit par arriver, légèrement en retard...
Echange de politesses et de sourires. Echange de sacs en papier.
 - La dame BCBG, à l'employé: "Vous allez supporter ça toute la journée?" en montrant du doigt le gymnase mitoyen.
 - Lui: "Ben c'est mieux que l'année dernière. L'an dernier, on avait du leur laisser nos ateliers!"
Et une petite conversation s'ensuit entre les trois protagonistes, l'homme s'étant joint à la discussion.
J'ai du rester là à les écouter, certainement avec un sourire bête que rétrospectivement je regrette, mais en ne percutant absolument pas de quoi ils parlaient. De temps à autres, leur regard cherchait mon approbation, qu'en toute ignorance de ce dont ils parlaient, j'étais incapable de leur accorder.
 - Et puis l'employé communal m'a reconnu! : "Vous êtes pas M. Sanchopansa, l'ancien Maire-Adjoint?" (Bon, soyons clairs, il m'a pas appelé Sanchopansa, ok! Mais vous voulez pas non plus que je vous donne mon numéro de carte-bleue? Si?)
 - Moi : "Si, si, c'est moi."
 - La dame : "Alors vous allez pouvoir me dire pourquoi le Maire autorise ça", montrant du doigt le gymnase mitoyen. Je remarque alors qu'une sorte de litanie curieuse s'échappe du gymnase, à peine reconnaissable. Rien de dérangeant, mais curieux. Je ne percute toujours pas. Je lui réponds que je n'appartiens plus à l'équipe municipale depuis 5 ans, mais que sait-on-jamais...!
En sortant du Centre Technique, j'ai jeté un coup d'oeil vers ce "scandaleux" gymnase.
Et j'ai compris deux choses.
La première,
c'est que c'était la Fête de l'Aïd El Kébir, fête musulmane qui clôture le mois de Ramadan et pour laquelle l'abattage rituel d'un mouton est pratiquée.
La mairie a certainement prêté ce gymnase à la communauté musulmane pour qu'elle puisse y installer son abattoir dans de bonnes conditions, et avec un nettoyage facile après la fête. J'étais resté presque une demi-heure à coté de ce gymnase sans en concevoir aucune gène, ni même comprendre ce qui s'y déroulait.
La seconde, c'est que contrairement à ce que l'on prétend nous faire croire en diabolisant les partis nationalistes ou l'extrême droite, la xénophobie et le racisme sont partout, dans toutes les couches de la population, chez ceux-là même qui s'en défendent...
Mais ce qui a eu raison de mes derniers espoirs dans une Humanité meilleure, c'est lorsque la conversation a  dévié sur les "gens du voyage", comme si ces deux inconnus, voyant en mois l'aimable gogo qui voulait leur construire un monde meilleur, avaient décider de faire la liste de toutes les nuisances que j'allais devoir éradiquer de leur quotidien.

Et encore, ces deux-là n'étaient pas méchants!
Par Paco Alambron - Publié dans : A coeur et à cris
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Dimanche 27 mai 2007
Là, pour le coup, c'est vraiment un coup de gueule...
Je le savais déjà, mais depuis la précédente élection législative on n'en avait pas reparlé et je m'étais endormi dessus... Ce n'est que récemment, en voyant fleurir sur les innombrables panneaux électoraux des affiches rudimentaires (un simple tract) de partis aux noms improbables, que je me suis souvenu que l'élection législative servait de base au financement des partis. Et que le système était tellement facile à contourner, que pratiquement n'importe quelle association, pas forcément politique, pouvait s'assurer par ce biais un financement annuel conséquent.
Le principe
La loi  du 11 mars 1988  est la première législation d'ensemble sur le financement des partis, et elle a connu des modifications successives jusqu'à la loi n° 2000-493 du 6 juin 2000 qui institue l'égalité d'accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives, et fixe les modalités de versement de la première fraction de l'aide publique attribuée aux partis politiques en fonction  des résultats aux élections législatives, et de la deuxième fraction en fonction des sièges obtenus ou ralliés.

Le dispositif en résumé:
Pour ouvrir droit à l'aide publique, un parti politique doit obtenir au moins 1% des suffrages dans au moins 50 circonscriptions de métropole ou 1 seule circonscription d'outre-mer. Cela lui assure ainsi un revenu annuel de 1,63 par voix obtenue, au titre de la première fraction.

La seconde fraction est attribuée aux partis déjà éligibles à la première fraction et est calculée sur la base du nombre d'élus ayant obtenu un siège au Sénat ou à l'Assemblée nationale qui se réclament d'un parti politique. Pour chaque élu rattaché à un parti, ce dernier perçoit une subvention annuelle de 44 394,03 € par élu. A noter qu'il n'est pas utile d'avoir adhéré à ce parti pour qu'il bénéficie de la subvention, mais simplement de se déclarer au Bureau de l'Assemblée pour un an...
On comprend aussitôt les moyens de détourner le sens de cette loi et tout d'abord que cela rend inévitable le ralliement des "non-inscrits" qui seraient bien mal inspirés de ne pas faire bénéficier de leur subvention un parti qui leur leur rendra d'une façon ou d'une autre, y compris à titre personnel en prélevant au passage sa petite "commission".
"Non-inscrit", mon oeil ! Le soutien d'un parti se négocie: 44 394,03 euros le bout, moins les frais ;-)
On comprend aussi qu'il suffit à n'importe quel illuminé de créer une association présentant les caractéristiques d'un parti politique, de présenter un candidat dans une circonscription d'outre-mer où pour des raisons savamment organisées il pourra recueillir 1% des sufrages, ce qui est peu.
Dès lors, la première fraction de financement, même modeste, lui est acquise.
On ne sera pas surpris de lire sur le site web du Sénat : "La loi du 11 mars 1988 modifiée a paradoxalement contribué à l'inflation des candidatures aux élections législatives.
Ainsi, 2.828 candidats étaient présents au premier tour des élections de 1988 mais 8.444 à celles de 2002.
En 2002, le montant total de l'aide publique aux partis et groupements politiques a atteint 80 millions d'euros.
Les modalités de répartition actuelles de la première fraction de l'aide publique aux partis politiques ont encouragé les candidatures «d'aubaine» qui ne se présentent devant les électeurs que dans le but d'obtenir une part de ce financement.
Comme le soulignait la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques dans son rapport de 1996-1997, en définitive, une des critiques les plus sérieuses qu'appelle la réglementation actuelle est de susciter la prolifération de groupements dépourvus de finalités, sans utilité pour la vie politique, et qui ne poursuivent le plus souvent que l'intérêt de leurs fondateurs"

Bon! Il suffisait déjà de le savoir... c'est bien.
Alors on fait quoi maintenant?
Déjà, ce serait bien que sachant cela, les électeurs cessent de voter pour les candidats fantaisistes avec pour seul effet de risquer de leur attribuer une rente. Ensuite, il serait opportun de modifier la loi de financement des partis, non?

Mais curieusement, personne n'en parle.
 
 
Par Paco Alambron - Publié dans : A coeur et à cris
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Samedi 26 mai 2007
Comme d'habitude, dans notre pays, lorsqu'une loi est promulguée, la dernière chose qui nous vient à l'esprit, c'est de l'appliquer! Bon, j'exagère un petit peu. Mais tellement peu! Prenons un exemple : le lundi de pentecôte.

Pentecôte (du grec πεντηκοστή (ἡμέρα) pentêkostê (hêmera) « cinquantième jour », de πεντήκοντα pentêkonta, « cinquante », est une fête chrétienne qui commémore la descente du Saint-Esprit sur les disciples. (Source Wikipédia)

Tout commence à l'été 2003 avec une canicule qui entraînera la mort d'environ 15 000 personnes en 2 semaines. Le gouvernement de l'époque (Raffarin) prend la décision de faire du lundi de Pentecôte une journée de travail non payée appelée Journée de solidarité envers les personnes âgées.  L'employeur s'acquitte auprès de l'Etat de l'équivalent d'une journée de travail (0,30 % du salaire brut au titre des charges patronales), et les salariés participent à l'effort en effectuant de fait cette journée de travail sans rémunération supplémentaire. Cela rapporte à l'Etat  2 milliards d'euros par an. Cependant, ces résultats chiffrés ou estimés prêtent à discussion, ce qui n'est pas le cas de leur emploi dont on ne parle absolument pas.
En effet, une partie des revenus de cette journée était destinée à financer les actions en faveur des personnes âgées, notamment la prévention des risques liés à une nouvelle canicule. Etant donné que cela n'a pas été le cas, on ignore complètement quel a été l'emploi de ces fonds, et personne n'a jugé véritablement utile de nous en informer. (On se rappelle de la vignette automobile, qui a l'origine était destinée au même usage, très précisément. Avant sa suppression, elle ne servait plus depuis bien longtemps à améliorer la vie des personnes agées.)
Le lundi de Pentecôte est suggéré de façon symbolique, mais la journée supplémentaire peut être répartie dans l'année ou être faite un autre jour. D'ailleurs, il règne dans notre pays la plus grande confusion sur le sens des jours fériés.
En France, les jours fériés sont légalement définis par le code du travail, article L222-1  et au nombre de 11. Le 1er janvier (Jour de l'an), a date variable  le lundi de Pâques (le 9 avril pour 2007 et le 24 mars pour 2008), le 1er mai (Fête du Travail), le 8 mai (Victoire 1945), à date variable , le jeudi de l'Ascension (le 17 mai pour 2007 et le 1er mai pour 2008), à date variable , le lundi de Pentecôte (le 28 mai pour 2007 et le 12 mai pour 2008), le 14 juillet (Fête nationale française), le 15 août (Assomption), le 1er novembre (La Toussaint), le 11 novembre (Armistice 1918), et le 25 décembre (Noël).
Comme on le voit, le lundi de Pentecôte est toujours férié. La seule différence  est qu'il ne devrait plus être chômé. Mais ce n'était déjà pas le cas auparavant ! La Fête du Travail est en réalité le seul jour férié obligatoirement chômé (article L222-5 du Code du Travail) et payé (article L222-6 du Code du Travail). Les autres jours fériés ne sont pas obligatoirement chômés, sauf dispositions contraires des conventions collectives applicables dans les entreprises. Ainsi, en tout état de cause, à l'exception du premier mai, tous les fériés pourraient théoriquement être travaillés!
Théoriquement, l'esprit de cette loi n'est pas discutable. Un effort de solidarité est décidé, la charge en pèse sur l'ensemble des salariés (en principe) auxquels un effort est demandé et comme d'habitude, la collecte est effectuée par les entreprises qui sont supposées y trouver un avantage. Sauf qu'en pratique les choses sont bien différentes. Le prélèvement de 0,3% ne concerne pas la fonction publique, d'Etat ou Territoriale. Dans ces conditions, on imagine bien que la force publique ne va pas prendre le risque de courroucer les 5,7 millions d'agents de la fonction publique (toutes administrations confondues) en leur demandant de renoncer à une journée de "repos", fût-ce au profit d'une juste cause.
Qu'en est-il alors en réalité? A l'instar de la question des retraites, cette mesure divise encore le pays en deux, et une fois de plus établit plus ou moins une différence entre le public et le privé. L'entreprise privée est grevée d'un prélèvement nouveau (encore un!) en échange du droit d'exiger de ses salariés une journée de travail supplémentaire. Ce serait à première vue équitable.
Cependant, la loi n'imposant à personne de travailler ce jour là, elle finit par empêcher pratiquement tout le monde de le faire. Nous sommes tous dépendants les uns des autres. Comment peut-on imaginer que les compagnie de transport travaillent alors que leurs camions n'ont pas le droit de circuler ? que les salariés se rendent à leur travail sans transports en communs ? pendant que leurs enfants ne sont accueillis ni à l'école, ni dans les structures de la petite enfance ? que le courrier n'est pas distribué ? que les administrations sont fermées ?...



Cette journée est un échec,
et une fois de plus, la charge financière pèse sur les seules entreprises, sans réelle contrepartie. La question n'est pas ailleurs !
Ce qu'il aurait fallu faire, c'est supprimer effectivement ce jour férié. Dans ces conditions, il aurait été travaillé normalement par tout le monde au même titre qu'un autre lundi. Mais cela aurait mécontenté les autorité religieuses, qui supportent très bien qu'un pays laïc consacre 7 de ses 11 jours fériés, donc commémoratifs, à des fêtes religieuses Chrétiennes.
Le statu-quo existant fait l'affaire des pouvoirs publics: une nouvelle taxe a été imposée aux entreprises, sans imposer de réelle contrainte au salariés (au citoyens devrais-je écrire), sans mécontenter l'opinion. D'ici quelques années on n'en parlera plus, le lundi de Pentecôte sera à nouveau chômé comme il l'a toujours été et les 2 milliards d'euros momentanément affectés à la protection des personnes âgées retourneront au pot commun.
Ainsi va la vie.
 
Par Paco Alambron - Publié dans : A coeur et à cris
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Mercredi 23 mai 2007
Tout le monde a déjà commenté ce fameux cliché et je crains de ne pas avoir grand chose de nouveau à ajouter. Pourtant, je la trouve tellement ratée à tous points de vue que je ne peux pas m'empêcher d'ajouter mon grain de sel.
Cette photo ira bientôt orner les mairies et autres édifices publics. Ce n'est pas une obligation légale, mais une tradition bien ancrée. Elle est donc destinée à une très large diffusion et c'est à ce titre qu'il est bien dommage qu'elle soit aussi médiocre. Car médiocre, elle l'est sans nul doute. Pratiquement tous les commentaires lus ça et là sur la blogosphère sont unanimes!
C'est le photographe Philippe Warrin, de l'agence Sipa, plus connu pour ses photos "people" (Loana, Grégory Lemarchal, Jenifer Bartoli) qui a été chargé de cette réalisation. Le choix est évidemment très curieux. Servi par une technique que certains jugent approximative (horizons penchés, cadrages improbables, éclairages baclés), il adopte généralement un parti-pris de sensualité très souvent teinté de vulgarité. Aux antipodes de la mission qui lui est confié et pour laquelle il semble n'avoir aucune expérience!

Voyons donc un peu cette photo.

Le cadrage vertical est curieux. Alors que les précédents Présidents occupaient toute la hauteur du cliché, celui-ci est "tassé" vers le bas, écrasé par les rayons de cette bibliothèque monumentale. Le léger effet de contre-plongée ne suffit même pas à donner au Président une stature imposante, les éléments du décors étant également magnifiés par cet effet.
Le choix d'un éclairage dur, très coloré et centré sur le sujet laisse les coins de la photo dans l'ombre. Même si le sujet (le Président et les drapeaux) bénéficie visiblement du "rond" de lumière central, l'obscurité des coins est presque oppressante et donne une curieuse impression de vétusté à l'ensemble du cliché.

Le cadrage horizontal n'est pas plus convainquant.
Sarkozy n'occupe pas vraiment le centre de la photo, mais il n'est pas non plus disposé de façon symétrique par rapport aux drapeaux (ce qui aurait été une autre erreur!). Le centre du cliché est donc occupé de façon assez disgracieuse par ce livre curieux, disposé de face contrairement à tous les autres (pour attirer le regard vers le visage du Président aux dires du photographe).
La dorure mystérieuse qui décore ce plat de couverture a plutôt l'effet contraire, et distrait l'attention. D'ailleurs, l'ombre suspecte de l'étagère placée au dessus de cet ouvrage laisse croire à un trucage maladroitement réalisé.
Il résulte de ces deux cadrages défectueux une impression de distance et d'écrasement, comme si le Président n'était pas à la hauteur du décor devant lequel il pose.

Les drapeaux. Leur présence est incongrue. Peu importe le choix de faire figurer le drapeau Européen sur un des symboles de la République Française.
C'est d'ailleurs, toujours selon les déclarations du photographe un choix auquel Nicolas Sarkozy n'aurait pas pris part, ce qui lui ôte toute valeur de symbole pour le ramener au rang d'un accessoire.
Le problème est qu'on se demande ce que font deux drapeaux de cette taille au beau milieu d'une bibliothèque, donnant une impression de mise en scène maladroite. On n'aperçoit ni le bas, ni le haut de la hampe, ce qui renforce cette sensation d'intrusion. Par ailleurs, le drapeau National est représenté "pendant", avec pour effet de donner un ordre des couleurs incorrect. On se rappelle que Giscard d'Estaing posait devant le drapeau National "flottant".
Les couleurs Nationales et Européennes sont en contraste avec l'atmosphère des boiseries et du cuir des reliures du reste de la photo. La partie blanche du drapeau National est aveuglante et d'une surface excessive. Le "tombé" du drapeau, dans sa partie basse, est également déplaisant et chiffonné.

La tenue vestimentaire du Président pose également problème.  La veste présente des bombés disgracieux, la manche est trop longue, ne laissant pas apparaitre comme on l'attendrait quelques centimètres de chemise, donnant à cette main figée dans une pose improbable une présence excessive. La courbe de l'arrière du pantalon est inélégante, donnant une nette impression de "trop grand pour lui". La pose est plus "figée" que "digne"... On le sentirait presque mal à la l'aise.

Bien entendu, tout cela n'est pas très important. Il ne s'agit que d'une photographie.
Mais ce portrait étant le portrait officiel du Président en exercice, on ne peut manquer de regretter qu'il n'ait pas été un peu plus soigné.

Je ne résiste pas au plaisir de faire figurer ici les portraits officiels des précédents présidents, pour la comparaison.


Le portrait officiel du président Giscard d'Estaing était lui aussi très inhabituel, tant par son cadrage que par le choix du décor. Mais son dépouillement extrême  l'avait exposé à des critiques d'un genre différent.

Les photographies sont à la même échelle... La dernière parle d'elle même, me semble-t-il!
N'aurions-nous hérité que d'un demi-président?
 
Par Paco Alambron - Publié dans : A coeur et à cris
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Lundi 30 avril 2007
Depuis que son gène a été identifié, en 1989, la fibrose kystique du pancréas, aussi appelée mucoviscidose, nous est présentée comme une des plus redoutables maladies génétiques frappant les enfants et les jeunes. Et de fait, elle l'est...
Les détails de ses symptômes et de son évolution sont connus de tous, grâce aux médias qui se sont largement mobilisés pour soutenir la recherche dans le domaine des maladies génétiques.
Actuellement, le pronostic de survie ne dépasse par 42 ans, avec une médiane à 24 ans.
Et au risque de déplaire à ceux qui n'entendent pas de telles considérations, cette maladie n'affecte que les populations blanches de type Caucasien. Tous égaux, n'est-ce pas !?
Bien entendu, j'avais vaguement conscience du fait que les malades atteint par cette affection ne présentaient pas tous les mêmes symptômes. Cependant, lorsque le jeune Grégory, de la Star Academy N°4 sur TF1 nous avait été présenté comme atteint de mucoviscidose, j'avais été surpris.
Tout d'abord parce que je croyais, peut-être à tort, que cette maladie provoquait une déficience respiratoire (c'est en tous cas ce qui nous avait été montré). Si les qualités artistiques de ce jeune homme ne faisaient aucun doute, j'ai tout de même souvent imaginé de la part de TF1 (je sais, je sais, je ne parviens pas à être complètement objectif à l'égard cette chaine !), une morbide manipulation.
Sur le site de l'association "Vaincre la Mucoviscidose", on trouve le commentaire suivant:
"Gregory Lemarchal, gagnant de la Star Academy et aujourd’hui chanteur en est un des exemples les plus criants de leur combativité. Comme lui, dans l’ombre, des milliers de malades réussissent malgré les contraintes de soins et vivent leur vie pleinement avec courage et obstination."
Bien entendu, cela a du sens. Je comprends qu'un jeune homme talentueux, plein de vie, mais se sachant probablement condamné à une courte existence soit désireux de vivre pleinement sa vie, aussi courte fût-elle, de réaliser ses rêves... Et je comprends également l'espoir que cela représente pour les autres malades.
Grégory Lemarchal a fait ce qu'il devait faire. C'était une jeune homme sympathique, talentueux, et probablement très courageux. Son décès dans la fleur de l'âge est très triste...


Ce qui me dérange un peu, c'est que cela se passe devant les caméras de TF1... Rien ne m'empêchera de penser qu'il y avait derrière tout cela un calcul sordide, comme une sorte d'attente de l'issue fatale en point d'orgue d'un mélodrame savamment orchestré.

L'avenir me dira si je me trompe.
 
Par Paco Alambron - Publié dans : A coeur et à cris
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Mercredi 11 avril 2007
«J’inclinerais pour ma part à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie-là. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d’autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense »

Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa

Face-à-face avec le philosophe Michel Onfray dans le magazine
«Philosophie Magazine» - Reporté par France Info le 6 Avril 2007










Nous devons à Sarkozy, ministre de l'intérieur, une initiative pour le moins originale, dans le cadre de sa loi pour la Sécurité Intérieure, dite aussi LSI ou loi Sarkozy II :
L'extension du fichage génétique (ADN)
Par la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003, complétée par la Loi Perben, le fichage ADN, instauré en 1998 et limité à l'origine aux délinquants sexuels, a été étendu à toute personne soupçonnée d'un quelconque délit (sauf délit d'initié ou financier), et laissées au libre choix des policiers et des gendarmes, sans que les preuves de culpabilité ne soient obligatoirement établies. Cette loi a permis le fichage génétique de faucheurs d'OGM et d'étudiants anti-CPE. (Source Wikipédia)
Par Paco Alambron - Publié dans : A coeur et à cris
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